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Eglise Protestante Unie de Narbonne

Culte du dimanche 4 septembre 2016

31 Août 2016, 14:02pm

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Texte en français et en allemand

 

Pour être disciple de Jésus: renoncer à tout.

 

Culte avec sainte cène à 10h30

Prédication: Pasteur Charles Klagba

 

Cantiques: 208 « C’est toi, Seigneur, qui nous unis »; 232 « Toi qui est lumière »; 181 « Confie à Dieu ta route ».

Spontanés: 631, 1 « Toi qui disposes; 631, 2 « Le don suprême »; 631, 3 « Que, par ta grâce »; 822 « Louange à Dieu le créateur »; 882 « Que la grâce de Dieu ».

 

Luc 14, 25-33

14.25
De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit:
14.26
Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut être mon disciple.
14.27
Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suis pas, ne peut être mon disciple.
14.28
Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer,
14.29
de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler,
14.30
en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever?
14.31
Ou quel roi, s'il va faire la guerre à un autre roi, ne s'assied d'abord pour examiner s'il peut, avec dix mille hommes, marcher à la rencontre de celui qui vient l'attaquer avec vingt mille?
14.32
S'il ne le peut, tandis que cet autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
14.33
Ainsi donc, quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple.

 

Deutsche Sprache

 

Gottesdienst am 4. September 2016

mit Abendmahl

Prediger: Pfarrer Charles Klagba

 

Lukas 14, 25-33

(25)Von Nachfolge und Selbstverleugnung

Es ging aber eine große Menge mit ihm; und er wandte sich um und sprach zu ihnen:

(26)Wenn jemand zu mir kommt und haßt nicht seinen Vater, Mutter, Frau, Kinder, Brüder, Schwestern und dazu sich selbst, der kann nicht mein Jünger sein.

(27)Und wer nicht sein Kreuz trägt und mir nachfolgt, der kann nicht mein Jünger sein.

(28)Denn wer ist unter euch, der einen Turm bauen will und setzt sich nicht zuvor hin und überschlägt die Kosten, ob er genug habe, um es auszuführen,

(29)damit nicht, wenn er den Grund gelegt hat und kann's nicht ausführen, alle, die es sehen, anfangen, über ihn zu spotten,

(30)und sagen: Dieser Mensch hat angefangen zu bauen und kann's nicht ausführen?

(31)Oder welcher König will sich auf einen Krieg einlassen gegen einen andern König und setzt sich nicht zuvor hin und hält Rat, ob er mit Zehntausend dem begegnen kann, der über ihn kommt mit Zwanzigtausend?

(32)Wenn nicht, so schickt er eine Gesandtschaft, solange jener noch fern ist, und bittet um Frieden.

(33)So auch jeder unter euch, der sich nicht lossagt von allem, was er hat, der kann nicht mein Jünger sein.

 

Lieder:

208 « C’est toi, Seigneur, qui nous unis »

232 « Toi qui est lumière »

181 « Confie à Dieu ta route »

Spontanés

631, 1 « Toi qui disposes

631, 2 « Le don suprême »

631, 3 « Que, par ta grâce »

822 « Louange à Dieu le créateur »

882 « Que la grâce de Dieu »

 

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Culte du dimanche 28 août 2016

25 Août 2016, 10:58am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Textes en français et en allemand

 

 

Culte à 10h30

Prédication: Joëlle Alméras

 

Luc 14, 1-14

14.1
Jésus étant entré, un jour de sabbat, dans la maison de l'un des chefs des pharisiens, pour prendre un repas, les pharisiens l'observaient.
14.2
Et voici, un homme hydropique était devant lui.
14.3
Jésus prit la parole, et dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens: Est-il permis, ou non, de faire une guérison le jour du sabbat?
14.4
Ils gardèrent le silence. Alors Jésus avança la main sur cet homme, le guérit, et le renvoya.
14.5
Puis il leur dit: Lequel de vous, si son fils ou son boeuf tombe dans un puits, ne l'en retirera pas aussitôt, le jour du sabbat?
14.6
Et ils ne purent rien répondre à cela.
14.7
Il adressa ensuite une parabole aux conviés, en voyant qu'ils choisissaient les premières places; et il leur dit:
14.8
Lorsque tu seras invité par quelqu'un à des noces, ne te mets pas à la première place, de peur qu'il n'y ait parmi les invités une personne plus considérable que toi,
14.9
et que celui qui vous a invités l'un et l'autre ne vienne te dire: Cède la place à cette personne-là. Tu aurais alors la honte d'aller occuper la dernière place.
14.10
Mais, lorsque tu seras invité, va te mettre à la dernière place, afin que, quand celui qui t'a invité viendra, il te dise: Mon ami, monte plus haut. Alors cela te fera honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi.
14.11
Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
14.12
Il dit aussi à celui qui l'avait invité: Lorsque tu donnes à dîner ou à souper, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour et qu'on ne te rende la pareille.
14.13
Mais, lorsque tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles.
14.14
Et tu seras heureux de ce qu'ils ne peuvent pas te rendre la pareille; car elle te sera rendue à la résurrection des justes.

 

Deutsche Sprache

 

 

Gottesdienst am  28. August 2016

Predigerin: Joëlle Alméras

 

Nach dem Gottesdienst sind alle ganz herzlich zu einem kleinen Umtrunk im Hofraum unserer Kirche eingeladen.

 

Luc 14, 1 - 14

(1)Die Heilung eines Wassersüchtigen am Sabbat

Und es begab sich, dass er an einem Sabbat in das Haus eines Oberen der Pharisäer kam, das Brot zu essen, und sie belauerten ihn.

(2)Und siehe, da war ein Mensch vor ihm, der war wassersüchtig.

(3)Und Jesus fing an und sagte zu den Schriftgelehrten und Pharisäern: Ist's erlaubt, am Sabbat zu heilen oder nicht?

(4)Sie aber schwiegen still. Und er fasste ihn an und heilte ihn und ließ ihn gehen.

(5)Und er sprach zu ihnen: Wer ist unter euch, dem sein Sohn oder sein Ochse in den Brunnen fällt und der ihn nicht alsbald herauszieht, auch am Sabbat?

(6)Und sie konnten ihm darauf keine Antwort geben.

(7)Von Rangordnung und Auswahl der Gäste

Er sagte aber ein Gleichnis zu den Gästen, als er merkte, wie sie suchten, obenan zu sitzen, und sprach zu ihnen:

(8)Wenn du von jemandem zur Hochzeit geladen bist, so setze dich nicht obenan; denn es könnte einer eingeladen sein, der vornehmer ist als du,

(9)und dann kommt der, der dich und ihn eingeladen hat, und sagt zu dir: Weiche diesem!, und du musst dann beschämt untenan sitzen.

(10)Sondern wenn du eingeladen bist, so geh hin und setz dich untenan, damit, wenn der kommt, der dich eingeladen hat, er zu dir sagt: Freund, rücke hinauf! Dann wirst du Ehre haben vor allen, die mit dir zu Tisch sitzen.

(11)Denn wer sich selbst erhöht, der soll erniedrigt werden; und wer sich selbst erniedrigt, der soll erhöht werden.

(12)Er sprach aber auch zu dem, der ihn eingeladen hatte: Wenn du ein Mittags- oder Abendmahl machst, so lade weder deine Freunde noch deine Brüder noch deine Verwandten noch reiche Nachbarn ein, damit sie dich nicht etwa wieder einladen und dir vergolten wird.

(13)Sondern wenn du ein Mahl machst, so lade Arme, Verkrüppelte, Lahme und Blinde ein,

(14)dann wirst du selig sein, denn sie haben nichts, um es dir zu vergelten; es wird dir aber vergolten werden bei der Auferstehung der Gerechten.

 

 

Vorankündigung:

Jedes Jahr am 2. Sonntag im September treffen sich die Protestanten Frankreichs im "Musée du Dessert", um an den Widerstand zu Zeiten der großen Protestantenverfolgungen im 17. Jahrhundert zu gedenken. Es ist schon bewegend, wenn zum Schluss der Veranstaltung ca 15.000 Protestanten ihre Hymne "La Cévenole" anstimmen.

 

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Luc 12, 49-53 Prédication du dimanche 14 août 2016

22 Août 2016, 11:09am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

 

Lectures : Jér. 38, 4-10 ; Héb. 12, 1-4 ; Luc 12, 49-53

 

Au cœur de l’été, alors que le soleil brûlant dessèche les garrigues qui menacent de s’embraser, alors que les échos de la guerre contre l’E.I. sont présents dans nos esprits endoloris par une série des drames récents, l’Evangile de ce jour nous parle de feu : « je suis venu apporter le feu » Il nous parle aussi de discorde : « je ne suis pas venu apporter la paix mais la discorde. »

Nous préfèrerions peut être, en ce moment, entendre les paroles rafraichissantes et apaisantes d’un Jésus prêchant la paix et la concorde. Ce Jésus là existe, bien sûr, c’est même son visage premier ; je dirai « sa marque de fabrique » : le roi de paix qui nous révèle un Dieu d’amour, le Père attentif à ses enfants dont nous parlait l’Evangile de Luc, il y a trois semaines. Cependant, l’Evangile n’est pas à confondre avec un livre d’histoires « susucres» pour « bisounours». Non, l’Evangile nous parle aussi d’un Christ crucifié, torturé en raison de son enseignement.

Et voici qu’aujourd’hui il assène des paroles tranchantes invitant à l’engagement sans compromissions. Alors, même au cœur de l’été, alors que la torpeur nous gagne peut-être, et que nous serions tentés de somnoler, doigts des pieds écartés, un verre d’orangina à la main, laissons nous interpeler par les paroles de l’Evangile que la liturgie de ce jour propose à notre méditation.

« Je suis venu apporter un feu sur la terre » Qu’est ce que cela veut dire ? Dans toute la Bible, le feu est le symbole de Dieu. Il vient à la rencontre de Moïse dans un buisson ardent ; dans les éclairs de l’orage au SinaÏ. Les victimes qui lui sont offertes en sacrifice sont passées par le feu.

Jésus lui aussi utilise souvent cette image biblique.

  • Il est celui qui baptisera dans l’Esprit et le feu, selon J.B. Il brûle les impuretés de la moisson dans le feu (Mt 3, 10)
  • Il jette l’ivraie inutile au feu (Mt 13, 40)
  • Il refuse de faire tomber le feu du ciel sur les Samaritains (Lc 9, 54)
  • L’Eglise vit du feu de l’Esprit descendu à la Pentecôte (Ac. 2, 3)
  • Le feu brûlait au cœur des disciples d’Emmaüs quand ils écoutaient le Ressuscité sans le reconnaître (Lc. 24, 32).

L’image du feu c’est donc le signe  de la présence de Dieu dans le monde, une présence purificatrice qui ne saurait s’accommoder des compromissions, qui exige de l’homme un engagement complet.

Voilà pourquoi, après avoir dit qu’il était venu apporter le feu sur la terre, Jésus ajoute : « Et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » Il y a dans ces paroles comme une hâte, comme une urgence de voir enfin l’accomplissement de sa mission. C’est très curieux de constater cette impatience chez ce Jésus en qui nous voyons plus souvent l’homme rempli d’indulgence et de compassion pour les pêcheurs. Ces deux visages ne sont pas incompatibles. Certes, le Dieu de Jésus-Christ est plein de miséricorde, mais en même temps,  nous sommes avertis que nous devons rester vigilants. Dans les versets qui précèdent le passage de Luc sur lequel nous réfléchissons, il est dit : Restez en tenue de travail et gardez vos lampes allumées… à qui l’on a beaucoup donné on demandera beaucoup ; à qui l’on a beaucoup confié on réclamera davantage.» Tout cela est un appel à nous arracher à la banalité de l’existence, à ne pas nous contenter de médiocrité, car Dieu a des exigences sur nous. Il faut « brûler » au sein même de la banalité du quotidien. Nous sommes invités à participer à la hâte de Jésus : mettre en place ce Monde nouveau pour lequel l’humanité est faite et dont la réalisation dépend de nous.

Ces paroles de Jésus ne sont ni facile à comprendre, ni faciles à recevoir. Elles dérangent vraiment, mais ce n’est pas une raison pour les laisser de côté. L’Evangile est un et il faut le prendre en son entier. Nous n’avons pas le droit de ne retenir que ce qui nous arrange.

« Je dois recevoir un baptême, et comme il m’en coûte d’attendre qu’il soit accompli.» ajoute-t-il encore.

Cela nous rassure : Jésus aussi aurait bien voulu « se débiner » mais il ne l’a pas fait. Il est hanté par sa mission. Il sait que le salut de l’humanité pour lequel il a été envoyé sur terre passe par la souffrance et par la mort. C’est à ce prix que le mal sera vaincu et que le Monde nouveau (autre traduction du Royaume de Dieu) se réalisera. Ce baptême dont il parle et qui l’angoisse c’est celui de sa mort, le nécessaire passage par le feu purificateur. Mais le disciple n’est pas plus grand que le Maître. A nous aussi la vie nous réserve notre part d’épreuves et nous savons qu’il n’y a pas de progrès sans déchirements : « si le grain de blé ne meurt…. » L’épreuve ultime à laquelle nul n’échappera c’est la mort. Mais parce que Jésus est passé devant, parce qu’il a su affronter cette épreuve qu’il craignait (« il m’en coûte que ce baptême soit accompli ») et parce qu’il a vaincu la mort,  nous avons la certitude que nous aussi, à sa suite, nous sommes promis à la Vie. « Baptisés en Jésus-Christ, (déclare Paul dans Rm 6) c’est en sa mort que nous avons été baptisés… Mais si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons (que nous vivons) aussi avec lui. »

Ceci est notre foi de chrétiens, mais elle n’est pas facile à porter nous affirme encore Jésus qui, dans cet Evangile de Luc ne veut décidemment pas que nous nous bercions d’illusions.

 

« Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. »

Encore une fois, c’est la douche froide ce matin. L’Evangile serait-il donc venu pour mettre la pagaille ? La paix, c’est l’un des plus grands bienfaits que l’homme puisse désirer, depuis toujours. Sans elle, tout devient illusoire et fragile, il n’y a plus de vie sociale possible. Dans nos civilisations on ne se souhaite plus la paix aujourd’hui, estimant sans doute que les Etats sont chargés de la maintenir (tant bien que mal, on en sait quelque chose) On se souhaite plutôt la santé et dans nos rencontres on interroge : comment ça va ? Pour terminer par : « porte-toi bien ». Ce changement de centre d’intérêt est très significatif de ce qui est important pour nous. Se souhaiter la paix, c’est mettre l’accent sur la relation sociale. Se souhaiter la santé, c’est s’intéresser à l’individuel. Ne se plaint-on pas de cet individualisme qui gagne nos sociétés jusqu’à les gangrener ?

 Dans la Bible, au contraire, la paix apparait comme le premier des bienfaits. Les Hébreux se saluaient en se souhaitant la paix Shalom. Jésus renvoyait ceux qui avaient été pardonnés par ces mots : « Va en paix ». Quant aux disciples ils sont invités à souhaiter la paix dans les maisons où ils rentrent.

En disant à ses disciples : « pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde », il ne dénie pas l’importance de la paix en laquelle il croit lui aussi très fort, mais il veut les avertir : pas d’illusions sur le sens que le monde donne au mot paix. Ailleurs() il leur déclare : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Non pas comme le monde la donne. » Jésus ne se contente pas d’une paix de compromissions qui ne règle rien du tout. Vous savez, après chaque catastrophe, on entend des déclarations péremptoires, des sortes d’incantations : « plus jamais ça ». En réalité on ne prend pas les moyens pour que « ça » n’arrive plus. Trop difficile, trop dangereux politiquement, trop compromettant. Et quelques années, quelques mois plus tard, quelques semaines plus tard, « ça » recommence.

Jésus, lui, offre une paix qui engage, une paix qui bouleverse toute une vie et qui va parfois à l’encontre des certitudes de nos contemporains. Il est dur, en vérité de l’entendre déclarer : « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix ? Non, mais plutôt la division.» Notons qu’il dit la division et non pas la guerre. La guerre, c’est l’affrontement passionné, acharné jusqu’à la victoire pour l’un et l’écrasement pour l’autre. La division vient du refus de  

la compromission. Jésus a appelé ses disciples à cette sorte de radicalité :

« que votre oui soit oui, que votre non soit non. »

 « Si le sel perd sa saveur avec quoi le salera-t-on. Il ne sert plus à rien »

« Qui n’est pas avec moi est contre moi ».

« Laisse les morts enterrer les morts. Toi, viens et suis moi

Une radicalité qui, avec le message d’amour, de compassion, fait partie intégrante du message évangélique, message qu’il faut savoir interpréter avec discernement, bien sûr et ne pas utiliser dans un sens qui peut servir des intérêts douteux, comme on peut être tenté de le faire, mais un message qui existe néanmoins et qu’on ne doit pas mettre de côté.

Jésus prend alors un exemple domestique pour annoncer prophétiquement que le fait de s’engager dans la voie qu’il propose à ses disciples peut introduire des drames « Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois…. Le père contre le fils et le fils contre le père…. La mère contre la fille et la fille contre la mère

Les apôtres qui ont entendu ces paroles ont fait l’expérience personnelle de leur vérité. A la suite de leur Maître qui n’a pas voulu édulcorer son message pour être agréable aux autorités, eux aussi ont tous connu une mort sanglante, (d’après la tradition). C’est un fait bien connu de l’histoire que la fidélité au message chrétien peut aboutir à des tragédies, y compris pour ceux que l’on a parfois qualifiés d’hérétiques et qui étaient sans doute plus proches de la pensée évangélique que ceux qui les persécutaient au nom du Christ.

Aujourd’hui encore le seul fait d’être chrétien peut conduire à des ruptures radicales. Des hommes sont sommés de se convertir à l’islam sous peine d’être exécutés. D’autres sont massacrés sans même qu’on leur demande de renier le Christ. De toutes jeunes filles sont violées uniquement parce qu’elles sont chrétiennes.

Nous n’aurons certainement pas à subir de telles horreurs mais croire et suivre Jésus Christ nous met parfois devant un dilemme. Parce que nous croyons que nous sommes responsables de l’avènement d’un Monde nouveau, il y a des choses que nous ne pouvons pas accepter de faire. Quitte à choquer notre entourage, au risque de subir la critique ou des brimades dans notre vie personnelle ou professionnelle. Je n’entrerai pas dans les détails, chacun est capable de voir à quoi la foi en Christ l’engage.

Etre chrétien c’est parfois, c’est souvent, exigeant. Mais nous avons une promesse. Nous ne sommes pas seuls, nous avons avec nous, en nous, l’Esprit de Jésus, si nous le voulons « Le Père céleste donnera l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent. » (Lc. 11, 13). C’est ce que nous avons lu lors du culte dominical, il y a trois semaines et qui a été commenté dans la prédication.

 

André Bonnery

 

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Culte du dimanche 21 août 2016

20 Août 2016, 06:54am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

  

Culte à 10h30

Prédication: Pasteur Charles Klagba

 

Cantiques: 151; 232; 181; Spontanés: 631, 1.2.3: 822; 882

 

Luc : 13, 22-30

13.22
Jésus traversait les villes et les villages, enseignant, et faisant route vers Jérusalem.
13.23
Quelqu'un lui dit: Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés? Il leur répondit:
13.24
Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer, et ne le pourront pas.
13.25
Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, et que vous, étant dehors, vous commencerez à frapper à la porte, en disant: Seigneur, Seigneur, ouvre-nous! il vous répondra: Je ne sais d'où vous êtes.
13.26
Alors vous vous mettrez à dire: Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos rues.
13.27
Et il répondra: Je vous le dis, je ne sais d'où vous êtes; retirez-vous de moi, vous tous, ouvriers d'iniquité.
13.28
C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes, dans le royaume de Dieu, et que vous serez jetés dehors.
13.29
Il en viendra de l'orient et de l'occident, du nord et du midi; et ils se mettront à table dans le royaume de Dieu.
13.30
Et voici, il y en a des derniers qui seront les premiers, et des premiers qui seront les derniers.
 
 
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Culte du dimanche 14 août 2016

8 Août 2016, 15:23pm

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Textes en français et en allemand

 

Culte à 10h30

Prédication: André Bonnery

 

Cantiques: 

151  « Je louerai l’Eternel »; 318 « Toi qui est lumière »; 616 « Confie à Dieu ta route ».

Spontanés (cf dans le livre de cantiques) : 6/4 « O Seigneur, dans ta grâce »; 407/1 «Seigneur, reçois, Seigneur pardonne »; 608/2 « Enseigne-moi à discerner »; 822 « Louange à Dieu »; 882 « Que la grâce de Dieu ».

 

 

Jérémie 38, 4-10

38.4
Et les chefs dirent au roi: Que cet homme soit mis à mort! car il décourage les hommes de guerre qui restent dans cette ville, et tout le peuple, en leur tenant de pareils discours; cet homme ne cherche pas le bien de ce peuple, il ne veut que son malheur.
38.5
Le roi Sédécias répondit: Voici, il est entre vos mains; car le roi ne peut rien contre vous.
38.6
Alors ils prirent Jérémie, et le jetèrent dans la citerne de Malkija, fils du roi, laquelle se trouvait dans la cour de la prison; ils descendirent Jérémie avec des cordes. Il n'y avait point d'eau dans la citerne, mais il y avait de la boue; et Jérémie enfonça dans la boue.
38.7
Ébed Mélec, l'Éthiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu'on avait mis Jérémie dans la citerne. Le roi était assis à la porte de Benjamin.
38.8
Ébed Mélec sortit de la maison du roi, et parla ainsi au roi:
38.9
O roi, mon seigneur, ces hommes ont mal agi en traitant de la sorte Jérémie, le prophète, en le jetant dans la citerne; il mourra de faim là où il est, car il n'y a plus de pain dans la ville.
38.10
Le roi donna cet ordre à Ébed Mélec, l'Éthiopien: Prends ici trente hommes avec toi, et tu retireras de la citerne Jérémie, le prophète, avant qu'il ne meure.
 

Hébreux 12, 1-4

12.1
Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d'une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte,
12.2
ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l'ignominie, et s'est assis à la droite du trône de Dieu.
12.3
Considérez, en effet, celui qui a supporté contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez point, l'âme découragée.
12.4
Vous n'avez pas encore résisté jusqu'au sang, en luttant contre le péché.

 

Luc 12, 49-53

12.49
Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé?
12.50
Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli!
12.51
Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.
12.52
Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois;
12.53
le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.

 

Deutsche Sprache

 

Gottesdienst am 14. August 2016

 

Prediger: André Bonnery

Organistin : Lia Hoogendoorn

 

Nach dem Gottesdienst sind alle ganz herzlich zu einem kleinen Umtrunk im Hofraum unserer Kirche eingeladen.

 

Jeremias 38, 4-10

Jeremia in der Zisterne

(4)Da sprachen die Oberen zum König: Lass doch diesen Mann töten; denn auf diese Weise nimmt er den Kriegsleuten, die noch übrig sind in dieser Stadt, den Mut, desgleichen dem ganzen Volk, weil er solche Worte zu ihnen sagt. Denn der Mann sucht nicht, was diesem Volk zum Heil, sondern was zum Unheil dient.

(5)Der König Zedekia sprach: Siehe, er ist in euren Händen; denn der König vermag nichts wider euch.

(6)Da nahmen sie Jeremia und warfen ihn in die Zisterne Malkijas, des Königssohnes, die im Wachthof war, und ließen ihn an Seilen hinab. In der Zisterne aber war kein Wasser, sondern Schlamm, und Jeremia sank in den Schlamm.

(7)Als aber Ebed-Melech, der Mohr, ein Kämmerer in des Königs Haus, hörte, daß man Jeremia in die Zisterne geworfen hatte, und der König gerade im Benjamintor saß,

(8)da ging Ebed-Melech aus des Königs Haus und redete mit dem König und sprach:

(9)Mein Herr und König, diese Männer handeln übel an dem Propheten Jeremia, dass sie ihn in die Zisterne geworfen haben; dort muss er vor Hunger sterben; denn es ist kein Brot mehr in der Stadt.

(10)Da befahl der König Ebed-Melech, dem Mohren: Nimm von hier drei Männer mit dir und zieh den Propheten Jeremia aus der Zisterne, ehe er stirbt.

 

Hebräer 12, 1-4

(1)Der Glaubensweg der Christen

Darum auch wir: Weil wir eine solche Wolke von Zeugen um uns haben, lasst uns ablegen alles, was uns beschwert, und die Sünde, die uns ständig umstrickt, und lasst uns laufen mit Geduld in dem Kampf, der uns bestimmt ist,

(2)und aufsehen zu Jesus, dem Anfänger und Vollender des Glaubens, der, obwohl er hätte Freude haben können, das Kreuz erduldete und die Schande geringachtete und sich gesetzt hat zur Rechten des Thrones Gottes.

(3)Gedenkt an den, der soviel Widerspruch gegen sich von den Sündern erduldet hat, damit ihr nicht matt werdet und den Mut nicht sinken lasst.

(4)Ihr habt noch nicht bis aufs Blut widerstanden im Kampf gegen die Sünde

 

Lukas 12, 49-53

Entzweiungen um Jesu willen

49 Ich bin gekommen, daß ich ein Feuer anzünde auf Erden; was wollte ich lieber, denn es brennete schon! 50 Aber ich muß mich zuvor taufen lassen mit einer Taufe; wie ist mir so bange, bis sie vollendet werde! (Matthäus 20.22) (Matthäus 26.38) (Lukas 18.31) 
   51 Meinet ihr, daß ich hergekommen bin, Frieden zu bringen auf Erden? Ich sage: Nein, sondern Zwietracht. 52 Denn von nun an werden fünf in einem Hause uneins sein, drei wider zwei, und zwei wider drei. 53 Es wird sein der Vater wider den Sohn, und der Sohn wider den Vater; die Mutter wider die Tochter, und die Tochter wider die Mutter; die Schwiegermutter wider die Schwiegertochter, und die Schwiegertochter wider die Schwiegermutter.

 

Lieder: 151  « Je louerai l’Eternel »; 318 « Toi qui est lumière »; 616 « Confie à Dieu ta route ».

Spontanés (siehe Beiblatt im Gesangbuch) : 6/4 « O Seigneur, dans ta grâce »; 407/1 «Seigneur, reçois, Seigneur pardonne »; 608/2 « Enseigne-moi à discerner »; 822 « Louange à Dieu »; 882 « Que la grâce de Dieu ».

 

 

Die Feier wird von André Bonnery aus Carcassonne geleitet. Aus den Niederlanden verbringt zuzeit die Familie Hoogendoorn wieder in ihre Ferienhaus in Montbrun. Wie auch schon vergangenen Sonntag, wird Lia Hoogendoorn auch kommenden Sonntag wieder, unsere Lieder als Organisten begleiten. 

d

Während der Ferienzeit findet nach dem Gottesdienst im Hofraum unserer Kirche ein kleiner Umtrunk statt. 

Hierzu sind alle ganz herzlich eingeladen. 

 

 

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5 Août 2016, 08:25am

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Texte en français et en allemand

 

 

Culte avec sainte cène à 10h30

Prédication : Pasteur Charles Klagba

 

Cantiques: 208 «C’est toi, Seigneur, qui nous unis »; 601 «Trouver dans ma vie ta présence»;521 «Envoie, Seigneur, ton Esprit»; Spontanés: 631/1+2+3 «Toi qui disposes»;882 «Que la grâce de Dieu".

 

 

Textes: Luc 12, 32-48

12.32
Ne crains point, petit troupeau; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.
12.33
Vendez ce que vous possédez, et donnez-le en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne s'usent point, un trésor inépuisable dans les cieux, où le voleur n'approche point, et où la teigne ne détruit point.
12.34
Car là où est votre trésor, là aussi sera votre coeur.
12.35
Que vos reins soient ceints, et vos lampes allumées.
12.36
Et vous, soyez semblables à des hommes qui attendent que leur maître revienne des noces, afin de lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera.
12.37
Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera veillant! Je vous le dis en vérité, il se ceindra, les fera mettre à table, et s'approchera pour les servir.
12.38
Qu'il arrive à la deuxième ou à la troisième veille, heureux ces serviteurs, s'il les trouve veillant!
12.39
Sachez-le bien, si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il veillerait et ne laisserait pas percer sa maison.
12.40
Vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.
12.41
Pierre lui dit: Seigneur, est-ce à nous, ou à tous, que tu adresses cette parabole?
12.42
Et le Seigneur dit: Quel est donc l'économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?
12.43
Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!
12.44
Je vous le dis en vérité, il l'établira sur tous ses biens.
12.45
Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s'il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
12.46
le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles.
12.47
Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n'a rien préparé et n'a pas agi selon sa volonté, sera battu d'un grand nombre de coups.
12.48
Mais celui qui, ne l'ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié.

 

Deutsche Sprache

 

Gottesdienst mit Abendmahl am 7. August 2016

Prediger: Pfarrer Charles Klagba

 

 

Lukas 12, 32-48

 32 Fürchte dich nicht, du kleine Herde! denn es ist eures Vaters Wohlgefallen, euch das Reich zu geben. (Jesaja 41.14) (Lukas 22.29) 
   33 Verkaufet, was ihr habt, und gebt Almosen. Machet euch Beutel, die nicht veralten, einen Schatz, der nimmer abnimmt, im Himmel, da kein Dieb zukommt, und den keine Motten fressen. (Lukas 18.22) 34 Denn wo euer Schatz ist, da wird auch euer Herz sein.

Vom Warten auf das Kommen Christi

35 Lasset eure Lenden umgürtet sein und eure Lichter brennen (2. Mose 12.11) (Matthäus 25.1) (1. Petrus 1.13) 36 und seid gleich den Menschen, die auf ihren HERRN warten, wann er aufbrechen wird von der Hochzeit, auf daß, wenn er kommt und anklopft, sie ihm alsbald auftun. (Offenbarung 3.20) 37 Selig sind die Knechte, die der HERR, so er kommt, wachend findet. Wahrlich, ich sage euch: Er wird sich aufschürzen und wird sie zu Tische setzen und vor ihnen gehen und ihnen dienen. 38 Und so er kommt in der anderen Wache und in der dritten Wache und wird's also finden: selig sind diese Knechte. 
   39 Das sollt ihr aber wissen: Wenn ein Hausherr wüßte, zu welcher Stunde der Dieb käme, so wachte er und ließe nicht in sein Haus brechen. (1. Thessalonicher 5.2) 40 Darum seid auch ihr bereit; denn des Menschen Sohn wird kommen zu der Stunde, da ihr's nicht meinet. 
   41 Petrus aber sprach zu ihm: HERR, sagst du dies Gleichnis zu uns oder auch zu allen? 42 Der HERR aber sprach: Wie ein großes Ding ist's um einen treuen und klugen Haushalter, welchen der Herr setzt über sein Gesinde, daß er ihnen zur rechten Zeit ihre Gebühr gebe! 43 Selig ist der Knecht, welchen sein Herr findet tun also, wenn er kommt. 44 Wahrlich, ich sage euch: Er wird ihn über alle seine Güter setzen. 45 So aber der Knecht in seinem Herzen sagen wird: Mein Herr verzieht zu kommen, und fängt an, zu schlagen die Knechte und Mägde, auch zu essen und zu trinken und sich vollzusaufen: 46 so wird des Knechtes Herr kommen an dem Tage, da er sich's nicht versieht, und zu der Stunde, die er nicht weiß, und wird ihn zerscheitern und wird ihm seinen Lohn geben mit den Ungläubigen. 
   47 Der Knecht aber, der seines Herrn Willen weiß, und hat sich nicht bereitet, auch nicht nach seinem Willen getan, der wird viel Streiche leiden müssen. (Jakobus 4.17) 48 Der es aber nicht weiß, hat aber getan, was der Streiche wert ist, wird wenig Streiche leiden. Denn welchem viel gegeben ist, bei dem wird man viel suchen; und welchem viel befohlen ist, von dem wird man viel fordern.

 

Lieder :

208 «C’est toi, Seigneur, qui nous unis »

601 «Trouver dans ma vie ta présence»

521 «Envoie, Seigneur, ton Esprit»

Spontanés:

631/1+2+3 «Toi qui disposes»

882 «Que la grâce de Dieu"

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28 Juillet 2016, 08:59am

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Culte à 10h30

Prédication Ruth Van Der Waall

 

Textes:   Lévitique 2 : 13; Matthieu 5: 13-16

 

Lévitique 2,13

2.13
 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes; tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel, signe de l'alliance de ton Dieu; sur toutes tes offrandes tu mettras du sel.

 

Matthieu 5, 13-16

5.13

Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.
5.14
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée;
5.15
et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.
5.16
Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu'ils voient vos bonnes oeuvres, et qu'ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
 
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Un homme creusait, creusait... Luc 11, 1-13 - Prédication de Joëlle Alaméras le 24 juillet 2016

25 Juillet 2016, 08:23am

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Genèse 18, 1 - 12

LUC 11, 1 – 13

 

« un homme creusait, creusait, creusait… »

 

Introduction :

 

« Parcourez les rues de Jérusalem, regardez je vous prie, informez-vous, cherchez sur les places ; s’il s’y trouve un seul homme, s’il y en a un seul qui agisse selon l’équité, qui recherche la probité – alors je pardonnerai à la ville[1] » écrit Jérémie. Un célèbre présentateur de télévision aurait pu ajouter en tendant son bras vers la caméra : Abraham, si tu m’entends »… Abraham a intercédé, avec audace semble-t-il mais aussi avec retenue, face au Seigneur qui se demandait ce qu’il allait faire de ces villes d’où montaient jusqu’à Lui des cris de détresse. Intercéder… comment ? pourquoi ? pour qui ? jusqu’où ? Ce sera notre méditation de ce matin. Nous entrerons d’abord dans l’univers d’Abraham et ce sera comme une porte qui s’ouvre sur l’école de l’intercession. Une des portes, car l’intercession c’est le face à face avec le Seigneur en 70 volumes… plus un, inédit, à écrire ! Puis nous ouvrirons l’Evangile où Jésus prolonge, en quelque sorte, la prière d’Abraham, l’agrandit, la transcende. Et enfin, nous ferons quelques pas nous-mêmes sur ce chemin qui ouvre des trouées vers le Seigneur et autrui.

 

1) Abraham :

 

- le Seigneur fait le premier pas : Parlons d’Abraham et avant même de le citer, revenons sur notre texte : « cacherais-je à Abraham ce que je vais faire » ? Le Seigneur s’interroge et tourne les regards vers son serviteur Abraham. Ainsi, c’est Dieu, qui, le premier, pose les bases de la prière à venir d’Abraham. Combien il est rassurant de se dire que lorsque nous prions, dans l’intercession, c’est d’abord en réponse au premier pas que Dieu fait vers nous. Non seulement nous ne sommes pas seuls dans cette action, mais mieux, nous sommes incités, puis accompagnés pour tourner notre cœur vers nos frères et sœurs pour parler d’eux au Père qui nous le demande.

 

- réponse d’Abraham : Dieu donne donc la parole à Abraham. Il connait l’homme jusqu’au tréfonds de son âme. On a le sentiment que le Seigneur a pensé à haute voix devant Abraham et cela enclenche une étonnante discussion comme celle de deux amis discourant à bâtons rompus et à cœur ouvert d’un sujet qui leur tient à cœur et sur lequel, à la base, ils sont sur la même longueur d’onde. « Ni lutte, ni marché, ni ruse pour s’emparer d’un bien de Dieu, la prière est notre réponse à l’invitation que nous adresse le Seigneur à entrer sans calcul ni convoitise dans son plan de salut, à partager son amour pour tous les êtres – justes comme injustes – et à contribuer à faire naître et croître sa joie » écrit un pasteur[2]. Abraham ne le sait pas mais ses relations exceptionnelles avec le Seigneur lui font pressentir ce qui aujourd'hui, pour nous, est une évidence : « un seul juste suffit pour le salut du monde ».

Abraham s’arrête à dix justes. Il ne va pas jusqu’au bout de sa démarche. Mais là nous sommes peut-être dans la pensée du rédacteur du texte, à une époque où, pour qu’un culte soit vécu dans une synagogue, dix hommes au moins devaient être présents ; c’est la règle du Minian.

Il n’empêche que nous sommes en admiration devant cet homme, qui, dans ce temps-là, avec les mœurs de son peuple et les traditions que nous lui connaissons, ne s’attache pas seulement à sauver sa famille. Après tout, il aurait pu demander la vie de Lot et de sa maisonnée et s’en tenir là. Mais non, il demande la vie sauve pour toute la ville, y compris ceux que nous appelons « les méchants » au nom de la présence de quelques justes au milieu d’elle. Il n’approuve pas la conduite scandaleuse des hommes pervers prêts à tout pour un moment de plaisir. En fait, dans sa prière, il ne parle pas du mal qu’ils font. Mais simplement de ces justes, qui sont là, dans la ville, jusqu’à oser insinuer que le Seigneur ne saurait « jamais faire une chose pareille : faire mourir le juste avec le méchant »…

Finalement, Sodome ne sera pas sauvée. Ni même la femme de Lot. Et nous ne savons pas ce qu’Abraham a pu en penser puisqu’il retourne chez lui, dit le texte, sans commentaire particulier. Sa prière a-t-elle été inutile ? un échec cuisant qui serait une espèce de repoussoir à prière pour nous ?

Ce serait faire fi de ce qu’Abraham en a appris. Car si les habitants de Sodome ont campé, droits et entêtés dans les baskets, sur leurs positions, (enfin, quand je dis baskets…). Abraham lui, dans cette intercession a connu un changement intérieur comme seul l’Esprit de Dieu peut en initier. Sa prière n’a pas été exaucée, mais là, apparemment n’était pas le but. Sa prière a fait de lui un homme en symbiose avec la pensée divine, un homme dont le regard se porte vers les justes, mais aussi vers les méchants, un homme qui, s’il a prié pour des justes, savait qu’il priait en même temps pour que les pécheurs aient la vie sauve. Il devient ainsi le reflet,  une espèce de résonnance par anticipation, de « retour vers le futur », de ce qu’il sera : une bénédiction pour toutes les nations.

C’est ce qu’illustrait un père du désert qui écrit : » Celui qui prend de l’huile dans le creux de sa main et en frotte un malade obtient pour lui aussi un avantage de l’onction : car l’huile pénètre sa propre peau. De même, si l’un de nous fait une prière pour un frère, il en partage le profit »[3].

 

2) Jésus : Dans l’Evangile de Luc, le texte proposé à notre méditation, d’une richesse inépuisable, a fait couler tant d’encre, suscité tant de livres de commentaires, que j’ai un peu scrupule à choisir de n’aborder qu’une  millionième de millionième de millionième des trésors qu’il renferme et donc, soyez sans inquiétude, vous déjeunerez à l’heure habituelle. En effet, pour rester dans la continuité de la prière d’Abraham, nous parlerons simplement de la façon dont Jésus a pris la suite dans une compréhension élargie de l’intercession de ce qu’Abraham avait pressenti. Jésus, lui, l’a accompli.

Nous retrouvons d’abord un face à face avec Dieu. Le Notre Père abrégé qui ouvre notre texte est davantage une confession de foi qu’une prière,  la reconnaissance de qui est Dieu pour moi : un Père, fort et bienveillant qui peut à la fois me nourrir et me prendre telle que je suis tout en sollicitant le meilleur qui est en moi pour me conduire sur le chemin de son amour et de l’amour d’autrui. Une invitation de Jésus à prier comme un enfant parle à son père, à voir le monde avec les yeux de son père, à reconnaitre aussi que si les autres ont des péchés à se faire pardonner, nous ne sommes pas meilleurs qu’eux et que c’est ensemble que nous pouvons résoudre les difficultés qui pleuvent dans nos vies.

L’histoire des 3 hommes interdépendants l’un de l’autre, présente une demande en cascade, somme toute assez simple : «du pain ». Cette histoire nous dit combien nous dépendons les uns des autres. Un voyageur fait confiance à un ami chez qui il arrive à l’improviste et où il espère être reçu décemment. Cet ami, lui, fait confiance à une autre personne au point d’aller la réveiller en pleine nuit pour lui exposer le souci qui lui tombe sur le paletot (si je puis le dire ainsi) et il ne lâchera pas la patate tant qu’il n’aura pas obtenu le pain demandé. Quant au dormeur, réveillé en sursaut par des bruits tapageurs, et nous savons tous dans quel état nous sommes quand nous nous levons du pied gauche, il a assez de cœur pour finalement accéder à la demande.

Ici, chaque personne sollicitée aurait pu mettre sur la table des arguments massue du type : « dis-donc, c’est un peu sans gêne d’arriver chez moi en pleine nuit sans crier gare ». Quoique… le téléphone n’avait pas encore été installé dans les maisons à cette époque. Et le dormeur aurait pu renchérir : « eh ! oh ! tu fais quoi avec le pain chez toi ? tu ne pouvais pas en faire faire d’avance au cas où ? »... chaque demande aurait pu susciter des questions embarrassantes qui aurait mis le demandeur en position d’humiliation, un homme incapable d’offrir l’hospitalité dignement, comme il se doit.

Je partage cette précision car lorsque nous nous présentons devant le Seigneur, Il pourrait, lui aussi, nous poser des questions délicates, voire incommodantes ; pour tout dire, elles seraient susceptibles de mettre en lumière notre pain rassie ou pire, la panetière spirituelle vide qui fait tache dans notre vie.  Mais ce matin nous ne parlons pas de nous et de nos manques.

 

3) intercédons : Dans l’intercession, nous déplaçons nos propres manques sur la nécessité qui nous est faite de demander pour autrui. Nous nous effaçons pour laisser le regard du Seigneur ouvrir en nous, comme à livre ouvert, la vie de nos semblables. Et, parce qu’Il a, le premier, amorcé cette démarche, nous pouvons maintenant lui dire notre peine pour ce que vivent nos semblables et notre désir de mettre fin à leurs souffrances, leurs peines, leurs appels au secours ou pire leurs silences.  Et nous voilà embarqués, ainsi, dans un parcours toujours renouvelé d’intercessions pour nos frères et sœurs en humanité même si, pour intercéder nous devons aussi le faire pour ceux dont nous ne pensons aucun bien. Quand nous intercédons pour nos frères et sœurs syriens, ne présentons-nous pas aussi leurs bourreaux ? Quand nous supplions pour les esclaves sexuelles, ne demandons-nous pas aussi le retournement du cœur des hommes qui les torturent ? Quand nous implorons pour un pays tout entier où la guerre ravage les familles, tuent les adultes, transforme les enfants en bêtes sauvages, ne demandons-nous pas, implicitement, que tous les acteurs responsables de ces violences en finissent avec leur inhumanité ?

Ce chemin ouvert de l’intercession nous l’empruntons même si nous ne voyons pas la réalisation des paroles de Jésus : « demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez »… Abraham n’a pas vu la réalisation de son intercession, et combien d’entre nous voient la réalisation des leurs ?

Une petite fille disait : j’ai prié Dieu mais il n’a pas exaucé ma prière. Ce n’est pas qu’il n’ait pas entendu, simplement, il ne voulait pas dire oui alors il a répondu non.

 

Conclusion : concluons avec cette histoire que raconte Antoine Nouis.

« Un homme vivait dans un pays où il ne pleut qu’une fois par an. Il en arrive à la conviction qu’il y a de l’eau dans les profondeurs de son jardin.

Il se dit que s’il creuse assez profondément,  il finira bien par la trouver. Il achète une pioche et se met au travail dans le coin le plus bas de son jardin qui a la forme d’une cuvette, car il remarqué que c’est l’endroit où l’humidité reste le plus longtemps après la pluie.

Tous les matins, il se lève avant le soleil, et passe de longues heures à creuser un puits. Il ne s’arrête de travailler que lorsque le soleil devient trop brûlant.

Les semaines, puis les mois passent. Le trou devient de plus en plus profond, et la terre de plus en plus dure. Elle est argileuse et ne laisse pas filtrer la moindre goutte d’eau.

Les habitants du village se moquent de l’apprenti puisatier, mais l’homme est persévérant. Une petite voix intérieure lui dit que le travail qu’il fait n’est pas inutile et qu’il finira bien par trouver de l’eau.

Au bout d’un an, le puits fait plusieurs dizaines de mètres de profondeur, mais il ne laisse pas percer la moindre goutte d’eau.

Lorsqu’arrive enfin le retour de la pluie, il y a fête au village. Les hommes, les femmes, les enfants dansent dans la rue, le visage et les mains  levés vers le ciel pour accueillir l’eau qui tombe des nuages. Cette année, notre homme ne participe pas à la fête. Il préfère rester chez lui. Il a perdu son pari. Pendant un an, il a creusé et son puits est resté sec.

Lorsque la pluie cesse, il sort pour aller voir son trou. Seul face à son ouvrage, son regard devient trouble à cause des larmes qui emplissent ses yeux. Ce sont des larmes de joie car le puits est rempli de toute l’eau qui s’est écoulée de son jardin. Il n’a pas travaillé en vain[4]. » Amen

Joëlle Alméras

 

[1] Jérémie 5, 1

[3] Monique Berry, Ivresse de Dieu, Paris, Albin Michel 1991, p.253.

[4] Antoine Nouis Un catéchisme protestant  page 546

 

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Culte du dimanche 24 juillet 2016

19 Juillet 2016, 08:56am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Textes en français et en allemand

 

 

Culte  à 10h30

Prédication Joëlle Alméras

 

Cantiques: 221, 1/4/5; 271;613; 631; 174.

Spontanés: 420 1/3/4; 882.

 

Textes:

Genèse 18, 20-32
18.20
 Et l'Éternel dit: Le cri contre Sodome et Gomorrhe s'est accru, et leur péché est énorme.
18.21
 C'est pourquoi je vais descendre, et je verrai s'ils ont agi entièrement selon le bruit venu jusqu'à moi; et si cela n'est pas, je le saurai.
18.22
 Les hommes s'éloignèrent, et allèrent vers Sodome. Mais Abraham se tint encore en présence de l'Éternel.
18.23
 Abraham s'approcha, et dit: Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant?
18.24
 Peut-être y a-t-il cinquante justes au milieu de la ville: les feras-tu périr aussi, et ne pardonneras-tu pas à la ville à cause des cinquante justes qui sont au milieu d'elle?
18.25
 Faire mourir le juste avec le méchant, en sorte qu'il en soit du juste comme du méchant, loin de toi cette manière d'agir! loin de toi! Celui qui juge toute la terre n'exercera-t-il pas la justice?
18.26
 Et l'Éternel dit: Si je trouve dans Sodome cinquante justes au milieu de la ville, je pardonnerai à toute la ville, à cause d'eux.
18.27
 Abraham reprit, et dit: Voici, j'ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poudre et cendre.
18.28
 Peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq: pour cinq, détruiras-tu toute la ville? Et l'Éternel dit: Je ne la détruirai point, si j'y trouve quarante-cinq justes.
18.29
 Abraham continua de lui parler, et dit: Peut-être s'y trouvera-t-il quarante justes. Et l'Éternel dit: Je ne ferai rien, à cause de ces quarante.
18.30
 Abraham dit: Que le Seigneur ne s'irrite point, et je parlerai. Peut-être s'y trouvera-t-il trente justes. Et l'Éternel dit: Je ne ferai rien, si j'y trouve trente justes.
18.31
 Abraham dit: Voici, j'ai osé parler au Seigneur. Peut-être s'y trouvera-t-il vingt justes. Et l'Éternel dit: Je ne la détruirai point, à cause de ces vingt.
18.32
 Abraham dit: Que le Seigneur ne s'irrite point, et je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s'y trouvera-t-il dix justes. Et l'Éternel dit: Je ne la détruirai point, à cause de ces dix justes.
 

Luc 11,1-13

11.1

Jésus priait un jour en un certain lieu. Lorsqu'il eut achevé, un de ses disciples lui dit: Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l'a enseigné à ses disciples.
11.2
Il leur dit: Quand vous priez, dites: Père! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne.
11.3
Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
11.4
pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à quiconque nous offense; et ne nous induis pas en tentation.
11.5
Il leur dit encore: Si l'un de vous a un ami, et qu'il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: Ami, prête-moi trois pains,
11.6
car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n'ai rien à lui offrir,
11.7
et si, de l'intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m'importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, -
11.8
je vous le dis, même s'il ne se levait pas pour les lui donner parce que c'est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.
11.9
Et moi, je vous dis: Demandez, et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira.
11.10
Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe.
11.11
Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou, s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson?
11.12
Ou, s'il demande un oeuf, lui donnera-t-il un scorpion?
11.13
Si donc, méchants comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il le Saint Esprit à ceux qui le lui demandent.

 

Deutsche Sprache

 

Gottesdienst am  24. Juli 2016

Predigerin: Joëlle Alméras

 

Nach dem Gottesdienst sind alle ganz herzlich zu einem kleinen Umtrunk im Hofraum unserer Kirche eingeladen.

 

 

1 Moises 18, 20 –32

Abrahams Fürbitte für Sodom

(20)Und der HERR sprach: Es ist ein großes Geschrei über Sodom und Gomorra, dass ihre Sünden sehr schwer sind.

(21)Darum will ich hinabfahren und sehen, ob sie alles getan haben nach dem Geschrei, das vor mich gekommen ist, oder ob's nicht so sei, damit ich's wisse.

(22)Und die Männer wandten ihr Angesicht und gingen nach Sodom. Aber Abraham blieb stehen vor dem HERRN

(23)und trat zu ihm und sprach: Willst du denn den Gerechten mit dem Gottlosen umbringen?

(24)Es könnten vielleicht fünfzig Gerechte in der Stadt sein; wolltest du die umbringen und dem Ort nicht vergeben um fünfzig Gerechter willen, die darin wären?

(25)Das sei ferne von dir, dass du das tust und tötest den Gerechten mit dem Gottlosen, so dass der Gerechte wäre gleich wie der Gottlose! Das sei ferne von dir! Sollte der Richter aller Welt nicht gerecht richten?

(26)Der HERR sprach: Finde ich fünfzig Gerechte zu Sodom in der Stadt, so will ich um ihretwillen dem ganzen Ort vergeben.

(27)Abraham antwortete und sprach: Ach siehe, ich habe mich unterwunden, zu reden mit dem Herrn, wiewohl ich Erde und Asche bin.

(28)Es könnten vielleicht fünf weniger als fünfzig Gerechte darin sein; wolltest du denn die ganze Stadt verderben um der fünf willen? Er sprach: Finde ich darin fünfundvierzig, so will ich sie nicht verderben.

(29)Und er fuhr fort mit ihm zu reden und sprach: Man könnte vielleicht vierzig darin finden. Er aber sprach: Ich will ihnen nichts tun um der vierzig willen.

(30)Abraham sprach: Zürne nicht, Herr, dass ich noch mehr rede. Man könnte vielleicht dreißig darin finden. Er aber sprach: Finde ich dreißig darin, so will ich ihnen nichts tun.

(31)Und er sprach: Ach siehe, ich habe mich unterwunden, mit dem Herrn zu reden. Man könnte vielleicht zwanzig darin finden. Er antwortete: Ich will sie nicht verderben um der zwanzig willen.

(32)Und er sprach: Ach, zürne nicht, Herr, dass ich nur noch einmal rede. Man könnte vielleicht zehn darin finden. Er aber sprach: Ich will sie nicht verderben um der zehn willen.

 

Lukas 11, 1-13

(1)Das Vaterunser

Und es begab sich, dass er an einem Ort war und betete. Als er aufgehört hatte, sprach einer seiner Jünger zu ihm: Herr, lehre uns beten, wie auch Johannes seine Jünger lehrte.

(2)Er aber sprach zu ihnen: Wenn ihr betet, so sprecht: Vater! Dein Name werde geheiligt. Dein Reich komme.

(3)Unser tägliches Brot gib uns Tag für Tag

(4)und vergib uns unsre Sünden; denn auch wir vergeben allen, die an uns schuldig werden. Und führe uns nicht in Versuchung.

(5)Der bittende Freund

Und er sprach zu ihnen: Wenn jemand unter euch einen Freund hat und ginge zu ihm um Mitternacht und spräche zu ihm: Lieber Freund, leih mir drei Brote;

(6)denn mein Freund ist zu mir gekommen auf der Reise, und ich habe nichts, was ich ihm vorsetzen kann,

(7)und der drinnen würde antworten und sprechen: Mach mir keine Unruhe! Die Tür ist schon zugeschlossen, und meine Kinder und ich liegen schon zu Bett; ich kann nicht aufstehen und dir etwas geben.

(8)Ich sage euch: Und wenn er schon nicht aufsteht und ihm etwas gibt, weil er sein Freund ist, dann wird er doch wegen seines unverschämten Drängens aufstehen und ihm geben, soviel er bedarf.

(9)Und ich sage euch auch: Bittet, so wird euch gegeben; suchet, so werdet ihr finden; klopfet an, so wird euch aufgetan.

(10)Denn wer da bittet, der empfängt; und wer da sucht, der findet; und wer da anklopft, dem wird aufgetan.

(11)Wo ist unter euch ein Vater, der seinem Sohn, wenn der ihn um einen Fisch bittet, eine Schlange für den Fisch biete?

(12)oder der ihm, wenn er um ein Ei bittet, einen Skorpion dafür biete?

(13)Wenn nun ihr, die ihr böse seid, euren Kindern gute Gaben geben könnt, wieviel mehr wird der Vater im Himmel den heiligen Geist geben denen, die ihn bitten!

 

Lieder:

221, 1/4/5; 271;613; 631; 174. 

Spontanés

(420 1/3/4; 882.

 

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Marthe et Marie. Luc 10, 38-42 - 17-07-2016

18 Juillet 2016, 09:15am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Prédication de Sylvie Queval au culte du dimanche 17/07/2016 au temple protestant de Narbonne

 

Luc 10, 38-42

Certains récits de notre Bible nous sont si familiers qu’il devient difficile de s’arracher à certaines lectures convenues. C’est bien le cas de cette visite de Jésus chez Marthe et Marie.

Les prénoms de ces deux sœurs sont presque devenus les emblèmes de l’opposition entre action et contemplation et nous avons tendance à psychologiser le texte, c’est-à-dire à imaginer qu’il y a des Marthe et qu’il y a des Marie, que ce sont des caractères différents et quasi naturels. Dans nos paroisses, il y celles et ceux qui veulent « faire » et celles et ceux qui veulent « prier » ou « méditer ». Mais est-on forcément d’un côté ou de l’autre ?

Essayons de revisiter l’épisode avec des yeux neufs. Deux ou trois surprises nous y attendent.

 

Notre récit termine le chapitre 10 de l’évangile de Luc, il suit immédiatement la parabole du Bon Samaritain (le texte de la semaine passée) qui est, elle-même, dans le prolongement des textes que nous lisions il y a deux et trois semaines, textes qui nous expliquaient ce que signifie « être disciple de Jésus ». Cet enchaînement des textes a un sens, chacun prolonge et précise celui qui le précède.

 

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Du dehors au dedans

Depuis le début du chapitre, nous suivons Jésus sur les chemins. Et, chemin faisant, nous avons compris qu’un disciple doit savoir accepter l’hospitalité en toute simplicité.

C’est précisément d’hospitalité qu’il est question ce matin; et c’est Jésus lui-même qui accepte l’hospitalité, il est accueilli dans une maison. Nous passons du dehors au-dedans.

Première surprise : ce sont deux femmes qui le reçoivent !

Imaginez l’effet que pouvait produire un tel récit vers la fin du premier siècle de notre ère, quand il a été composé ! Que ce soit dans la culture juive ou la culture gréco-latine, la place de la femme est en cuisine. Un visiteur ne peut être reçu que par le maître de maison.

Or le texte insiste « Marthe reçoit Jésus dans sa maison », « sa » maison. Marthe porte d’ailleurs un prénom prédestiné puisque, en araméen, Martha signifie « maîtresse de maison ». Il n’y a pas de maître de maison dans cette histoire. Jésus est accueilli par deux femmes et on ne sait pas ce que sont devenus ceux qui l’accompagnent, ni où peut être Lazare qu’on sait par ailleurs être frère de Marthe et Marie.

Il nous faut mesurer le caractère étonnant – à la limite du scandale -  qu’a cette scène si on veut la comprendre comme le récit d’un épisode réel de la vie de Jésus. L’intention de Luc est clairement de créer une situation intime - il réduit au minimum le nombre de personnes en présence -  et de nous faire réfléchir à ce que signifie « accueillir Jésus ».

Rappelons-nous que nous sommes dans la suite des versets qui définissent ce que c’est que d’être « disciple de Jésus » ; Luc en donne ici une nouvelle formulation imagée : le disciple est celui qui accueille Jésus en lui-même, qui lui ouvre les portes de sa vie intérieure.

La parabole du bon Samaritain nous avait emmenés sur les grands chemins, l’épisode de Marthe et Marie nous offre une scène de vie domestique. Les deux sont complémentaires, se complètent, se précisent l’un l’autre.

 

La diaconie, oui mais…

En passant du dehors au-dedans, une seconde surprise nous attend.

On découvre Marthe, qui a ouvert sa porte, se comporter d’une façon assez semblable à celle du Samaritain de la parabole. En effet, elle est totalement dévouée à son invité, elle se « décarcasse » pour mettre les petits plats dans les grands. Le texte dit :

  • « Marthe s’affairait à un service compliqué » (TOB),
  • « elle était occupée à divers soins domestiques » dit Segond,
  • « elle était absorbée par les multiples soins du service » traduit la Bible de Jérusalem.

La phrase grecque est difficile à traduire exactement, elle contient l’idée d’une dispersion en de multiples tâches et le verbe employé est celui qui a donné le mot « diaconie » en français. Je dirais volontiers que Marthe se noie dans la diaconie. Elle est une espèce de Samaritain au carré. Elle fait certes preuve d’hospitalité envers Jésus mais elle en fait trop.

Du coup, cette attitude de dévouement à autrui que Jésus vient de valoriser quelques versets plus haut en racontant l’histoire du Samaritain, va valoir à Marthe, une ferme avertissement de Jésus : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et t’agites pour bien des choses » (v. 41). Marthe est comme ces hommes que Jésus avait rencontrés à la fin du chapitre 9 et dont l’un voulait enterrer son père avant de le suivre, tandis que l’autre voulait saluer sa maisonnée. Jésus leur avait reproché de n’avoir pas le sens des priorités. Il en va de même ici : Jésus ne reproche pas à Marthe de faire le service mais de ne pas le faire au bon moment.

Après la parabole du Samaritain, Jésus semble donc vouloir rééquilibrer les choses : le service d’autrui, oui mais en son temps et pas au détriment de l’écoute de la parole. L’action, oui, pas l’activisme.

 

Dispersion, concentration

Il y a encore un point à souligner dans ce bref épisode : non seulement Marthe s’affaire à mille choses, mais de plus elle se plaint de n’être pas secondée par sa sœur. Il est rare que quelqu’un interpelle Jésus de façon aussi vive que le fait Marthe. Elle donne bien du « Seigneur » à Jésus mais c’est pour le houspiller « ça n’a pas d’importance pour toi que ma sœur me laisse seule pour servir ? ».

Qu’est-ce qui a de l’importance pour Jésus ? Qu’est-ce qui compte pour lui ? Marthe croit le savoir, elle prend son évidence à elle pour une certitude générale.

Et, non contente de faire un reproche à Jésus, Marthe lui donne un ordre « dis-lui donc de m’aider ! ». Bien sûr, quand on croit savoir ce qui est juste et bon, on n’hésite pas à régenter le monde selon cette certitude.

Pauvre Marthe qui n’a rien compris à l’ordre des priorités et qui s’enfonce.

Et c’est le troisième motif d’étonnement de ce récit : Jésus ne dit pas à Marthe ce qui compte pour lui mais il insiste sur l’opposition entre beaucoup et peu. Jésus explique à Marthe que son erreur est de se disperser en de trop nombreuses tâches alors que peu sont nécessaires et même une seule. L’erreur de Marthe est la dispersion.

Marie est la figure du disciple tel que Jésus le veut. Marie est concentrée sur le moment présent, elle est toute à l’écoute de Jésus, il sera bien temps de cuisiner et mettre la table plus tard.

Nous qui vivons à l’âge du zapping, nous devrions être particulièrement attentifs à la mise en garde de Jésus. Tous les analystes du temps présent le disent : nos attentions sont dispersées car nous sommes submergées par les informations et les sollicitations venues du dehors, nos ordinateurs, nos téléphones, nos téléviseurs, nos radios ouvrent nos maisons en grand sur le monde.

C’est bien car cela fait de nous des hommes et des femmes attentifs au monde et sensibles aux bruits du monde et, de ce point de vue, ayons le Samaritain comme modèle.

Mais, sachons aussi, entrer en nous, sachons refermer parfois les portes et fenêtres, cela s’appelle le « recueillement » et, alors, c’est Marie qui sera notre modèle. Arrêtons un peu notre course, posons-nous et … écoutons !

Oui, il est un temps pour chaque chose comme nous l’enseigne l’Ecclésiaste. Il est un temps pour courir le monde et y être actif ; il est un temps pour suspendre l’action et laisser résonner en nous les paroles de vie.

 

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Y-a-t-il des Marthe, y-a-t-il des Marie par caractère et nature ?

Je ne le crois pas. Mais il est un temps pour être Marthe et un temps pour être Marie. Après avoir parcouru les chemins comme le Samaritain, sachons entrer en nous-mêmes. Et alors, posons nos soucis, nos affaires. Asseyons-nous « aux pieds du Seigneur" comme dit notre récit. Nous n’en serons que plus fermes pour reprendre notre service ensuite.

 

Sylvie Queval

 

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