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Eglise Protestante Unie de Narbonne

dimanche 21 aout 2022 : textes liturgiques

20 Août 2022, 08:13am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Dimanche 21 aout 2022 Narbonne

 

PROCLAMATION DE LA GRACE DE DIEU

ACCUEIL

 

La grâce et la paix vous sont donnés de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Sauveur.

Ce jour est un jour tout neuf.

Il n’a jamais existé

Et il n’existera jamais plus.

Prenez donc ce jour

Et faites-en une échelle

Pour accéder à de plus hauts sommets.

Ne permettez pas que la tombée du jour

Vous trouve semblable à ce que vous étiez à l’aube.

Faites de ce jour un jour unique, mémorable.

Enrichissez-le, et, ce faisant, enrichissez-vous.

Ce jour est un don de Dieu.

Il n’est donc pas quelque chose d’ordinaire,

De fortuit, quelque chose qui va de soi.

Il vous est spécialement offert,

Prenez-le entre vos mains avec un sentiment de ferveur.[1]

 

Prions :

Avec toi, Seigneur, dans la communion fraternelle.

Nous prenons ce jour, un et unique,

Nous l’acceptons comme un cadeau précieux,

Nous le vivrons en toi et avec toi.

Amen. (Jo)

 

1/ arc 216 « les mains ouvertes » les 2 strophes

 

LOUANGE

Louons Dieu.

 

Seigneur, tu es vie.

Tu nous donnes et nous conserves la vie

Nous te louons.

 

Seigneur, tu es lumière.

Tu nous éclaires et nous réjouis par ta lumière.

Nous te louons.

 

Seigneur tu es joie.

Tu nous donnes de partager ta joie.

Nous te louons.

 

Seigneur tu es espoir.

Tu traces et prépares nos sentiers.

Nous te louons.

 

Seigneur, tu es amour.

Tu nous permets de vivre dans l’amour.

Nous te louons.[2]

 

2/ arc 257 « Jésus ton nom et le plus beau » strophes 1 à 4

 

è l’officiant invite à se lever

 

VOLONTE DE DIEU

 

Écoutons le projet que Dieu a fait pour nous et qu’il nous invite à partager :

 

Puisque chacun de vos jours est le premier

Puisque chaque heure qui passe est un commencement

Que vos doigts donnent corps à la lumière

Et tissent la laine des jours qui viennent.

 

Que vos mains ne gardent mémoire

Que des caresses qu’elles ont semées

Et des cordes qu’elles ont fait vibrer.

 

Que vos yeux commencent toujours par la tendresse

Qu’ils n’en finissent pas de croire qu’en l’humain

Dieu reste toujours possible.

 

Que vos pas vous conduisent vers la source qui est dedans

Qui est aussi devant

Et qui n’attend que de vous raviver.

 

Que votre cœur soit toujours habité par l’attente,

Habillé pour l’accueil de ceux qui frapperont à la porte,

Qu’il ne laisse se perdre aucun de ses battements :

Tous ils comptent et ils seront comptés,

Mesure de votre éternité.[3]

 

3/ spontané formulke 3 arc 318 « toi qui es lumière »

 

PRIERE DE REPENTANCE

Nous nous présentons devant Dieu,

Pécheurs à la recherche de son pardon et de sa grâce.

Seigneur,

Quand je ne sais pas quoi faire de la souffrance au quotidien,

Quand je n’ai plus rien à redire

Devant les cris, les pourquoi et les larmes amères,

Seigneur, viens prendre soin de moi.

 

Quand dans la nuit je ne trouve pas le sommeil

Parce que je cherche sans trouver,

Quand le jour, je ne trouve pas la paix,

La tête trop pleine de soucis, l’avenir incertain,

Seigneur, viens prendre soin de moi.

 

Quand le passé me rattrape sans cesse,

Casse mes rêves et bouche l’horizon,

Quand demain ne promet plus rien

Et que les murs sont trop hauts,

Seigneur, viens prendre soin de moi.

 

Quand le mal de vivre s’en prend à moi

Et assombrit mes jours et mes nuits,

Quand le lourd silence s’installe,

Dans mon cœur, dans ma vie.

Seigneur, viens prendre soin de moi.

 

Quand la solitude est trop lourde à porter

Et les portes sont closes,

Quand j’ai soif de soleil et faim d’amitié

Un éclat de lumière dans le gris quotidien

Seigneur, vient prendre soin de moi.[4]

 

4 / spontané formule 3 arc 526 « Jésus est au milieu de nous »

 

 

PAROLES DE PARDON

 

l’officiant invite l’assemblée à se lever.

 

Pour recevoir la parole de grâce et de pardon de la part du Seigneur, je vous invite à vous lever :

 

Notre Dieu est un Dieu d’amour et de pardon.

Il ne nous laisse pas dans la détresse.

Recevons sa parole de grâce.

 

Pas besoin de grands cris

Pour que l’oreille du Père se tende vers son enfant !

 

Pas besoin de trop de larmes

Pour que s’ouvrent les bras de la mère

Et qu’elle serre son enfant sur son cœur.

 

Frères et sœurs,

L’amour de Dieu surpasse celui des parents les plus aimants.

Il nous aime parce que nous sommes ses enfants.

Il nous aime pour ce que nous sommes

Et non pour ce que nous faisons.

Et sans lassitude,

Avec fidélité malgré nos errances,

Jour après jour,

Il nous tend les bras et nous appelle à lui.

Amen.

 

5 / spontané formule 3 arc 405 « toi qui m’appelles »

 

[1] Vie et liturgie n° 92 page 8 ‘Swâmi Chidânanda)

[2] Mon dossier « liturgie » : protestants.org page 5

[3] Vie et liturgie n° 52 page 3

[4] Vie et liturgie n° 84 page 4 Jan de Haas

LECTURES BIBLIQUES

 

Prions avant de lire les Ecritures :

 

Seigneur

Ta parole est un heurtoir

Qui frappe à la porte de nos cœurs fatigués

Ta parole est une pluie

Qui féconde notre terre desséchée

Ta parole est une fontaine

Qui désaltère notre vie assoiffée

Ta parole est une lampe

Qui éclaire notre sentier

Seigneur,

Nous ouvrons les pages de l’Ecriture,

Que parle ta parole.[1]

 

Amen

 

LECTURE BIBLIQUE ET PREDICATION

 

JEAN 9, 1 – 41 « N’est pas aveugle celui qu’on croit »

 

 

Après la lecture, l’officiant invite l’assemblée à se lever pour chanter.

 

6 /cantique 610 « ô Jésus mon frère » les 3 strophes

 

 (’officiant invite l’assemblée à se rasseoir)

APRES LA PREDICATION

 

L’officiant invite l’assemblée à se lever.

 

7 a / pause musicale :

 

7 b / cantique 536 « Seigneur tu cherches tes enfants » les 4 strophes

 

 

RESTER DEBOUT POUR LA CONFESSION DE FOI

 

 

 

CONFESSION DE FOI

 

Je crois que l’Eternel parle aux humains par son Christ.

Je crois que Jésus actualise la Parole qui fait vivre.

Lorsque j’ai peur, lorsque j’ai froid, je me souviens :
La Bible proclame la promesse d’amour pour la vie
du monde entier.

Je crois au don d’une puissance qui recrée dans
un souffle subtil et léger ;
Souffle de communion et de pardon.

Werner Burki[2]

 

8 / spontané formule 3 arc 822 « louange à Dieu »

 

L’officiant invite l’assemblée à se rasseoir.

 

 

ANNONCES

 

OFFRANDE

 

Voici le moment de l’offrande.

L’espérance que nous avons affirmée,

Nous la confirmons dans nos actes.

Notre offrande exprime le règne de Dieu

Sur nos vies et sur nos biens.

L’offrande est recueillie.

Seigneur, merci pour ce que tu nous as donné.

La vie, le sens de la vie et la fraternité.

Cette offrande, elle est signe de notre dépendance de toi.

 

  Amen

 

PRIERE D’INTERCESSION

 

Unissons-nous  dans la prière d’intercession .

Notre Dieu, nous sommes en solidarité avec ceux qui vivent dans le danger et le combat

De loin ou de près, nous partageons leurs détresses et leur espoir.

Apprends-nous à étendre nos vies au-delà de nous-mêmes

Et à étirer notre cœur jusqu’aux frontières où les humains souffrent et transforment le monde.

Mets-nous en solidarité avec cet étranger que nous ignorons

Avec de démuni que nous effaçons,

Avec ces personnes âgées isolées, que nous oublions,

Avec ce détenu, que nous évitons.

O Dieu, que la solidarité soit ainsi un nom nouveau, un nom actuel pour cette fraternité, à laquelle tu nous appelles sans cesse.

(…)

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’efficacité et non pas dans le verbalisme des déclarations.

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires dans l’espérance et non pas dans la dramatique des catastrophes.

(…)

Mais, ô Dieu, rends-nous solidaires en humilité,

Car nous ne sommes pas capables de porter la terre entière.

Délivre-nous de l’accablement qui n’aide personne

Et de la pitié qui empoisonne tout.

Ô Dieu, purifie nos solidarités, rends les vraies, fécondes,

Ardentes, et humbles.

Nous te le demandons au nom de celui qui a été résolument solidaire de l’homme abandonné et méprisé, Jésus, ton Fils, qui est notre frère.[3]

 

Et comme il nous l’a appris, nous te prions :

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain de ce jour ;

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,

Ne nous laisse pas entrer en tentation,

Mais délivre-nous du mal,

Car c’est à toi qu’appartiennent

Le règne, la puissance et la gloire

Pour les siècles des siècles. Amen.

 

L’officiant invite d’un geste l’assemblée à se lever.

 

ENVOI

 

Pour recevoir les paroles d’envoi et de bénédiction  de la part du Seigneur, je vous invite à vous lever :

 

Jean Chrysostome a dit :

Quand tu t’assieds pour lire les paroles de Dieu,

Demande-lui d’abord d’ouvrir les yeux de ton cœur

Afin de ne pas seulement lire les Ecritures

Mais aussi de les accomplir.

 

Nous sommes assis,

Nous avons prié pour que Dieu éclaire notre compréhension,

Nous avons médité les Écritures,

Il nous reste encore un bout de chemin à parcourir :

Vivre ce que nous avons compris de l’Evangile.

 

BENEDICTION

 

Dieu ouvre les yeux de notre cœur,

Il nous donne d’accomplir les Ecritures.

 

Que sa lumière soit le phare de votre chemin !

Que sa Parole soit le sel de votre semaine !

Que sa Grâce soit l’espérance de vos lendemains !

Que son Esprit vous inonde comme l’eau des fontaines [4]!

 

9 / Cantique 882 que la grâce de Dieu

 

[1] Antoine Nouis la galette et la cruche tome 2 page 132

[2] oratoire du louvre confessions de foi

[3] oratoire du Louvre prières d’intercession

[4] galette et cruche III page 147

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dimanche 14 aout 2022 : jean 9, 1 -41 "n'est pas aveugle celui qu'on croit"

20 Août 2022, 08:09am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

21 aout 2022

NARBONNE

      JEAN 9, 1 – 41

    « N’est pas aveugle celui qu’on croit »

 

Introduction : Jean affectionne le thème de la lumière. Dès le premier chapitre de son Evangile, il annonce, la couleur : « la lumière brille dans les ténèbres » écrit-il. C’est ce que notre péricope illustre : une lumière vient se poser dans les ténèbres d’un aveugle de naissance et lui rend la vue mais pas seulement. Elle éclaire aussi sa vie, rayonne autour de lui et met en évidence bien d’autres choses plongées dans les ténèbres qui auraient bien besoin d’un « désaveuglement », si j’ose le dire ainsi : l’incompréhension des disciples, l’aveuglement des savants religieux, la peur d’une famille et pourquoi pas nos propres ténèbres ? Nous allons en parler ce matin. D’abord avec le thème de la lumière chez Jean, puis en examinant ce qui se passe pour les personnages dans la péricope ; et enfin, comment elle nous touche, et nous éclaire, nous, ici à Narbonne.

 

1) le thème de la lumière chez Jean : Dès les premiers versets de l’Évangile selon Jean, son rédacteur aborde la venue de Jésus avec le thème de la lumière et ce thème traversera comme un fil rouge tout l’Évangile jusqu’aux derniers versets : lumière en opposition directe aux ténèbres, vraie lumière, lumière des hommes, lumière du monde, lumière de la vie… Et cette lumière éclaire « les signes qui ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu et que, par cette foi, vous ayez la vie en son nom ». Ainsi cette lumière devient signe et source de vie pour ceux qui s’y exposent et les transforme, eux aussi, en lumière : « vous êtes la lumière des hommes » lit-on dans l’Évangile de Matthieu. Ce qui n’a rien d’étonnant. Jésus dans sa longue prière au chapitre 17 dit : « comme toi et moi nous sommes un, qu’ainsi ils soient un en nous ». C’est une lumière expansive, qui gagne du terrain, intérieurement, comme le jour pénètre dans une pièce quand on ouvre les volets. Alors on peut éteindre la lumière électrique, factice, et souvent aléatoire en fonction des circonstances, fort chère aussi… (chacun de nous a, en lui, en quelque sorte, sa lumière électrique…). Et la lumière du soleil frappe de ses rayons chaque objet de la pièce : ici, elle met en valeur un bel objet, là, elle se pose sur un peu de poussière… il va falloir nettoyer… ailleurs elle génère une ombre et révèle, en creux, l’objet qu’elle représente, elle suggère parfois un lieu moins éclairé mais accessible… la Lumière du monde, fait office, elle, de révélateur pour nous devant Dieu, pour nous face à nous-mêmes, et pour nous devant les autres.

Origène, dans son commentaire de l’Évangile de Jean écrit en faisant un parallèle entre la lumière naturelle et la lumière du monde : « (…) Ce ne sont pas des corps que le Sauveur, qui est la lumière du monde, illumine, mais c’est l’esprit incorporel que, par une puissance également incorporelle, il éclaire, afin que chacun de nous, comme éclairé par le soleil, devienne capable aussi de discerner les autres êtres spirituels »[1]

Christ, notre lumière, vient ainsi, en nous, éclaircir, clarifier, révéler, toucher du doigt, illuminer notre être intérieur. Parfois,  la lumière devient projecteur et se pose sur un trait spécifique pour le mettre en valeur ou pour dévoiler au grand jour un défaut qui, parfois, va jusqu’à faire « arbre », vous savez, l’arbre qui cache la forêt ; la lumière peut aussi, faire virevolter dans un de ses rayons un peu ou beaucoup de poussière à enlever… dans la lumière, nous pouvons nous voir et nous regarder sous un jour différent, si ce n’est nouveau, et c’est normal puisque Dieu fait de nous une nouvelle création. Jamais elle ne détruit ; elle révèle pour construire ; si elle devient feu c’est pour affiner et non ravager ; elle est l’écrin dans lequel on pose se un bijou précieux ; la lumière du monde, c’est l’écrin qui s’offre à nous et qui, quand elle est parole, nous dit combien nous sommes précieux, tels que nous sommes, dans le regard de Dieu ; ne sommes-nous pas au bénéfice de sa grâce ? Antoine Nouis écrit, je cite : « la lumière du Christ n’est pas le projecteur que le commissaire politique braque sur le dissident, elle est le soleil qui souligne l’horizon au petit matin et qui dit la promesse du jour qui vient. Le jour se lève ; le soleil pointe à l’horizon : qui ouvrira les volets ? »[2] (fin de citation).

 

2) aveugle dans les ténèbres devient voyant dans la lumière du monde : Penchons-nous, maintenant, sur notre texte. Un aveugle de naissance est là, sur le chemin emprunté par Jésus et ses disciples. Sa situation n’est pas enviable. Dans son monde, être aveugle est une condamnation à une vie solitaire, misérable et le pire, à l’interdiction de tout accès aux lieux religieux. Heureux est-on si l’on a une famille compatissante ! Même si la tradition provençale le nomme Célidonius, cet aveugle-là, les Évangiles ne disent pas son nom. C’est un anonyme, même pas fils de… n’importe qui… moi, peut-être ?

Jésus le voit et les disciples aussi ; alors commence un long et étonnant récit où l’on pourrait affirmer : « n’est pas aveugle celui qu’on croit ». Car dès les premiers versets, Jean nous entraine dans les dédales d’un aveuglement autre que celui des yeux physiologiques.

- En effet, nous entrons avec les disciples dans l’aveuglement d’un regard intérieur enfermé dans une compréhension de la maladie, courante dans leur monde : « qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle » ? Ah ! enfin ! ils osent poser la question. Car ils n’en sont pas à leur première expérience de guérison. A leur époque, c’était la norme : la maladie était la punition d’un péché. Ça a dû fichtrement leur démanger la langue et les faire ruminer intérieurement, toutes ces guérisons accomplies par le maitre mais jamais encore ils n’avaient révélé le fond de leur pensée à ce sujet. Ils le font, ici, avec leur question.

- Les voisins, tous ceux qui avaient côtoyé l’aveugle n’y voient pas clair non plus : est-ce lui ? ou pas ? est-ce un autre qui lui ressemble ? On y verra plus clair si un savant répond à notre question. Menons-le aux pharisiens qui savent tout… En voilà une idée saugrenue. Les pharisiens, qui n’approchent jamais une source d’impureté qui pourrait leur retomber dessus, ne connaissent pas cet homme. Comment pourraient-ils le reconnaitre ?

- Les pharisiens, eux, ne voient dans la guérison qu’une grave transgression du sabbat et encore moins le signe qu’elle met en lumière. Et comme ils ont le savoir, donc l’autorité, qui plus est religieuse, ils assènent leurs certitudes : guéri un jour de sabbat ? celui qui l’a fait ne vient pas de Dieu. Le miraculé ? une aberration religieuse à faire disparaître le plus vite possible. Nous, « nous sommes disciples de Moïse ». Un pasteur dit d’eux, je cite : « ils tripotent des interrupteurs, mais ils n’ont pas trouvé le bon. »[3] (fin de citation). - Et voilà. Les Juifs, nous dit le texte ne crurent pas, c’est-à-dire, qu’ils refusèrent non pas la guérison, mais son origine divine et le Fils de l’homme qui l’avait accomplie.

- Les parents, eux, c’est la peur qu’ils ont au ventre qui les emprisonne dans leur refus de témoigner ouvertement.

Une chape de ténèbres s’étend peu à peu autour ou plutôt au-dedans de tous ces personnages. La lumière qui les éclaire, ce n’est pas « la lumière du monde », c’est une lumière factice, c’est la lampe d’un égo aveugle, sûr de lui ou apeuré. Et la lumière du monde vient, en creux, mettre en avant ne fut-ce que par son ombre (puisque l’objet est rejeté) projeter l’immensité d’un désert de sécheresse dans leur cœur.

- Quant à l’aveugle, exposé à la lumière véritable, il prend peu à peu de l’assurance jusqu’à la proclamation finale : « je crois, Seigneur ». Et dans la pleine lumière de la foi, il se prosterna devant Jésus.

Nous l’avons dit, n’est pas aveugle celui qu’on croit.

 

3) nous aussi aveugles ou aveuglés è la lumière du monde nous restaure et nous guérit : Finalement, Jean a fait le tour du monde juif en une péricope ; il présente une palette de personnages qui, confrontés à un signe accompli par Jésus, illustrent la relation possible avec le maitre. Il a fait le tour de notre monde. Marc Weiss, pasteur, écrit : « L’Evangile a pour mission de transformer son lecteur, lui faire changer de regard, convertir son mode de pensée… et réagir aux développements successifs sur « voir et ne pas voir » et « savoir et ne pas savoir » autour du thème central : pour le monde, la lumière, c’est Jésus ! »[4] (fin de citation).

Nous sommes les lecteurs de l’Evangile, confrontés comme dans un miroir à ces personnages qui reflètent dans la glace où nous nous regardons notre propre image. Certains jours nous sommes les disciples, d’autres les pharisiens, parfois la foule juive ou même les parents… et, avez-vous remarqué ce détail : personne, finalement, n’est content de cette guérison… à l’exception du miraculé, cela va dans dire ! à méditer… ils ont un point commun : « tous ont une vision personnelle, intime, inébranlable, de ce qu’est la justice, de ce qu’est aussi le monde idéal dans lequel ils voudraient vivre »[5].

La lumière du monde vient pour déplacer nos certitudes, particulièrement devant la souffrance ; Jésus n’y pose pas une explication péremptoire qui serait basée sur le passé. Non. Devant celle de l’aveugle-né, il agit, il remet debout, il envoie…  Il fait de l’aveugle un prototype de ceux qui accèdent à la foi[6]. Dans son regard, pas de préjugés, pas de jugement, pas de répulsion. Il voit, il regarde, il accueille et même il guérit. Pas de mépris pour le malade ou le handicapé, pas de rejet pour le différent, fut-il répugnant comme un lépreux. Il vient, et sa présence devient proclamation d’espérance : rien n’est jamais perdu, rien n’est jamais fini. Il regarde celui ou celle que nous sommes, et voit ce que nous pouvons devenir. Et il bénit.

         

Conclusion : Nous pourrions faire un cycle de 50 conférences sur cette péricope sans épuiser le sujet. Qu’est-ce qui nous empêche de continuer cette méditation chacun chez soi, tranquillement, à la lumière bienfaisante qui vient d’en haut ? Alors concluons avec une fable, bien connue, je crois. Ecoutez :

« Une tribu vit au fond d’une grotte très profonde depuis plusieurs générations. Une rivière souterraine les alimente en eau et ils se nourrissent de chauve-souris.

 Un jour, un homme plus audacieux que les autres prend la décision de visiter le fond de la grotte. Il revient au bout de quatre jours et explique qu’à une journée de marche il a découvert un monde fabuleux avec des arbres, de la couleur, des oiseaux… et le tout est inondé de lumière.

- qu’est-ce que la lumière lui demandent les hommes de la tribu ?

- la lumière est difficile à décrire… c’est chaud, c’est beau, c’est plein de couleurs.

Les hommes de la tribu se réunissent en conseil pour délibérer. Ils convoquent l’explorateur et lui disent : nous ne comprenons pas très bien ce que tu veux nous dire. Retourne faire ton voyage, et ramène-nous de la lumière pour qu’on voie si c’est intéressant pour notre peuple.

L’explorateur repart. Deux jours plus tard, il revient en disant qu’il ne peut ramener la lumière car elle ne se laisse pas enfermer dans un sac.

- C’est bien ce que nous soupçonnions, disent les responsables.  Tu te moques de nous. Comme punition, nous te condamnons à l’exil. Retourne vers ta lumière et ne reviens plus jamais nous déranger avec tes histoires à dormir debout. ».[7] Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

[1] Origène Commentaire sur s. Jean tome 1 page 141

[2] Antoine Nouis l’aujourd’hui de l’Evangile page 126

[3] Paroisse d’Hagondange

[4] Marc Weiss pasteur à Strasbourg acteurs.uepal.fr/download.php?fil_id=2373&nom...public...


 

[5] Jacques Morel

[7] Antoine Nouis « L’aujourd'hui de l’Evangile » page 127

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lUC 12, 49 - 52 "Division ? T'as un dico ?"

13 Août 2022, 11:31am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

NARBONNE 14 AOUT 2022

 

JEREMIE 38, 4 – 10

HEBREUX 12, 1 – 4

LUC  12, 49 - 52
 «Division… t’as un dico ? »

 

Introduction : ah ! Voilà des paroles qui pourraient nous rendre dur de la feuille, ou nous trouver en train de galoper à fond la caisse le plus loin possible de celui qui les prononce. C’est ce que nous pourrions faire si nous ne nous arrêtions pas un instant pour essayer de comprendre ce qu’elles veulent nous dire. Dans la bouche de Jésus, forcément, elles sont un enseignement qui se veut édifiant, une nourriture qui doit être indispensable et régénératrice pour notre être intérieur.

Chaque fois que je lis dans les Écritures quelques versets qui me semblent détonner avec le message de la Bonne Nouvelle, voire scandaleusement irrecevables, à mon gout cela va sans dire, je m’oblige à dire au Seigneur : « parle, Seigneur, ta servante écoute ». Je m’arrête, je m’installe, j’ouvre toutes grandes mes oreilles car je sais que ce que le Seigneur donne est bon pour moi, même si le gout est aussi amer qu’une tisane de camomille sauvage. La vie en Dieu n’est pas une vie de bisounours ni un long fleuve tranquille, chacune, chacun de nous en a fait l’expérience. L’exemple de Jérémie et de la grande foule de témoins dont Paul parle en sont des preuves vivantes. Et nous aussi…

Alors commençons par examiner de plus près ce que peut être ce feu qui enflamme la terre. Puis passons au baptême redouté pour arriver à plus asticotant, avec cette annonce de divisions dans la famille, ce sera le point que je vais développer. Enfin, peut-être entendrons nous comment ces paroles potentiellement écarquilleuses d’yeux, boucheuses d’oreilles et starking block de course à reculons sont en fait une ouverture et un don précieux, primordial, essentiel, incontournable dans notre marche sur le chemin à la suite de Jésus.

1 ) « le feu» : « je suis venu mettre un feu sur la terre »… le feu… nous, ici, dans le Narbonnais, nous savons ce que c’est, parfois un feu destructeur qui dévore la Clape, sa faune, sa flore, sans discernement ni pitié, si je puis l’exprimer ainsi. Parfois une source de plaisir quand nous l’allumons dans la cour du temple pour partager la grillade par exemple… il est même aussi dans les cœurs quand on est amoureux, mais là c’est une situation inhérente à notre humanité qui court sur la terre entière.

Dans le Premier Testament 41 termes hébreux peuvent être traduits par « feu », le plus célèbre étant certainement celui du buisson ardent, un feu qui ne se consume pas, un feu qui dit la présence divine. Il y aussi, bien sûr, tous ces feux qui détruisent des villes, des autels et leurs prêtres païens, des régions entières…

Parler du feu dans la Bible, c’est, me semble t-il, aborder un sujet vastissime dont nous ne saurions faire le tour en quelques minutes.

Alors, pour ne pas déroger à ma marotte qui me pousse à ne regarder que la moitié pleine de la bouteille, j’ai choisi d’entendre dans les paroles de Jésus, l’extraordinaire providentiel et salvateur du feu.

Le feu de l’amour de Dieu, manifesté à la croix, pour toutes et tous, de tous temps et en tous lieux.  Et aussi celui que les premiers disciples ont reçu le jour de la Pentecôte sous la forme de quelque chose qui ressemblait à des flammes, don de l’Esprit qui va embraser la petite communauté réunie à Jérusalem et lui donner l’inattendue capacité de diffuser le témoignage du salut et de la grâce dans de nombreuses langues, dons bénis dont elle n’avait pas conscience quelques secondes avant le lâcher de flammes, si je puis le décrire ainsi.

Ce feu là, Jésus l’attend avec impatience. Un feu d’amour et d’Esprit qui va donc se répandre par toute la terre et survolter les cœurs qu’il touche pour en faire des cœurs vivants, enflammer les disciples qui vont témoigner de la Bonne Nouvelle, dans des langues acquises instantanément, un message à la fois brûlant et rafraichissant qui transforme les vies, les régénère et les conduit sur le chemin nouveau où sont invités les enfants de Dieu. Enfant, reçois ce feu et brûle !!!

2 ) Le baptême : Puis Jésus annonce un baptême qui lui est réservé, un baptême qui fait naitre en lui une angoisse qu’il ne veut pas cacher à ses disciples. Il s’ouvre à eux comme il le fait rarement. Cette parole prononcée comme une confidence est d’une infinie tristesse pour nous car nous savons que le baptême dont il parle c’est celui de sa mort jusqu’à ce qu’il soit accompli.

J’ai parfois médité sur ces quelques mots : « jusqu’à ce qu’il soit accompli ». Jésus envisageait-il une alternative possible à un évènement qui pourrait ne pas être ou une attente de ce qui va advenir ? Je n’ai pas la réponse à ma question. Mais plus de 2000 ans après ces paroles, je sais qu’il est mort, qu’il est ressuscité, qu’il est vivant et que c’est de cette vie que nous vivons.

Le baptême qu’il redoutait et qu’il a finalement vécu sur la croix dans des affres terribles a scellé une garantie pour nos vies ; comment ne pas penser à cette autre parole : « Père, pardonne leur car ils ne savent ce qu’ils font ». « Leur », c’est moi, c’est toi. Quelle joie d’être les réceptacles des suites du feu de ce baptême qui en nous est vie, espérance, et grâce !

 

3 ) La division : « pensez vous que je suis venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division »… Division ! un mot qui me fait friser la peau du dos !

Arrêtons-nous d’abord sur ce mot. Un pasteur écrit, je cite : « le mot division que Jésus utilise ici, n’est pas la « daibolè » qui divise et désunit à cause de la brouille, de l’aversion ou de la calomnie. Non, le mot que Jésus utilise ici ne se trouve qu’une fois dans le Nouveau Testament : « dia-merismos ». Et il se trouve que c’est un mot à double sens, comme très souvent en grec : il signifie en effet à la fois partage, distribution, séparation… ET division, dissension, héritage. Double sens que je vous laisse apprécier dans tout ce que cela peut évoquer à celles et ceux parmi nous qui ont vécu des partages familiaux difficiles.

Pourtant la division dont Jésus parle ici est bien puissance de création, division qui sépare certes, mais qui opère un partage comme au commencement du livre de la Genèse, afin que la vie puisse surgir et se développer dans toute son individualité, ses particularités et dans l’entier de son potentiel de complémentarité »[1] (fin de citation).

Celles et ceux qui ne regardent que la moitié vide la bouteille vont, par contre, s’en donner à cœur joie ! Dis, t’as entendu parler de Caïn, tu sais, celui qui a tué son frère ? Et Jacob qui a emberlificoté Ésaü jusqu’à lui siroter son droit d’aînesse, ce qui n’était pas rien à leur époque ? Et si on parlait des frères de Joseph ? J’en passe et des meilleures, comme dit Philibert…

Mais nous, nous savons maintenant que « division » ne signifie pas obligatoirement bagarre, embrouille et plus si pas d’affinités !

 L’explication me semble se trouver dans le constat que la famille humaine ne cadre pas forcément avec la famille spirituelle. D’ailleurs Jésus lui-même le dit : « ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique »[2]. Combien de nos frères et sœurs ont vécu cette division familiale lorsqu’ils ont choisi de vivre en Christ ?

Alors, comment vivre cette inévitable « division », comment réagir face à l’opposition ? Comment continuer de vivre aux côtés de proches à la fois êtres aimés et adversaires ?

Voici la réponse du pasteur déjà cité : « Frère Roger, apôtre infatigable de l’unité et fondateur de la communauté de Taizé est mort assassiné. « Choisir d’aimer » est le titre du livre qu’il était en train de préparer. Il y a écrit : « une paix sur la terre se prépare dans la mesure où chacun ose s’interroger : suis-je disposé à chercher une paix intérieure ? Puis-je être ferment de confiance là où je vis ? »

Sur sa table de travail, le soir de son entrée dans l’éternelle vie, il y avait aussi une lettre inachevée (dans laquelle on peut lire) : « Chercher réconciliation et paix suppose une lutte au-dedans de soi-même. Ce n’est pas un chemin de facilité. Rien de durable ne se construit dans la facilité. L’Esprit de communion n’est pas naïf.  Il est élargissement du cœur, profonde bienveillance. Pour être porteurs de communion, avancerons-nous dans chacune de nos vies sur le chemin de la confiance et d’une bonté de cœur toujours renouvelée ? Sur ce chemin, il y aura parfois des échecs… Alors rappelons-nous que la source de la paix et de la communion est en Dieu »[3]. (…)

 

Conclusion : En concusion, voici, pour ébaucher un début de réflexion sur ce que nous sommes appelés à vivre dans l’éventualité d’une « dia-merismos », la division qui crée, qui aménage, qui développe, bref, la division que nous trouvons dans la moitié pleine de la bouteille, une petite histoire d’Antoine Nouis. Je cite :

« Desmond Tutu, est un évêque anglican qui a présidé la commission « Vérité et réconciliation » en Afrique du Sud, pour solder le passé de l’apartheid. Il raconte que la plongée dans les horreurs de l’oppression l’a conduit à entendre des confessions particulièrement éprouvantes.

Face à cette réalité, il a utilisé une image ménagère pour illustrer sa pratique de la prière. Il a pointé la différence entre un aspirateur et un lave-vaisselle. Ces deux appareils sont préposés au nettoyage, mais alors que l’aspirateur garde en lui les saletés qu’il a ramassées, le lave-vaisselle les évacue dans l’eau sale.

Tutu disait qu’il fallait, autant que possible, être plus un lave-vaisselle qu’un aspirateur. [4]» (fin de citation). Une vocation à suivre ? Amen.

 

 

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DIMANCHE 14 AOUT 2022 / TEXTES LIURGIQUES

13 Août 2022, 11:29am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

DIMANCHE 14 aout 2022 NARBONNE

 

Prédicatrice : Joëlle Alméras

 

Jérémie 38, 4-10 ; Hébreux 12, 1-4 ; Luc 12, 49-52

« Division ? T’as un dico ? »

 

PROCLAMATION DE LA GRACE DE DIEU ET ACCUEIL

 

La grâce et la paix vous sont donnés de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Sauveur.

« Un païen promet à un Rabbin de se convertir au judaïsme, à condition de visiter, au moins en songe, le paradis d’Israël, pour voir s’il lui convient.

Le Rabbin accepte et propose à l’idolâtre de l’y conduire cette nuit même.

Par des chemins boueux et défoncés, pleins d’ornière, il l’emmène en rêve jusqu’à une pauvre masure, éclairée par une petite veilleuse.

A l’intérieur, il aperçoit un vieillard émacié, plongé dans la lecture d’un énorme grimoire.

Le Rabbin dit avec émotion et fierté :

- c’est Rabbi Aquiba, le plus grand de nos maitres après Moïse… et il est au paradis.

- Mais, explose le païen, vous vous moquez de moi ! Ce paradis est minable, et ce vieux qui a dû étudier toute sa  vie, à présent il continue !!!

- justement c’est cela sa récompense ! A présent il comprend ce qu’il lit. » 

Cette histoire nous dit que le paradis, c’est ouvrir l’Écriture, la lire et comprendre toutes les merveilles de Dieu qui y sont cachées.

 

Je vous invite à la prière :

Seigneur, aujourd'hui creuse en nous le désir de ta Parole, la Soif d’être à son école, la Quête de suivre sa boussole.

Qu’aujourd'hui, cette rencontre soit pour nous un Évangile pour notre vie, une Présence de Jésus Christ réaffirmée, là où 2 ou 3 sont réunis en son nom autour de sa Parole[1]. Amen.

 

1 / arc 214 « Seigneur, nous arrivons » les 3 strophes

 

LOUANGE

 

Louons Dieu.

Après des années d’exercices spirituels,

        Un maître a enfin obtenu l’illumination

        Qu’il attendait.

Il a décrit son expérience de la façon suivante :

        O merveille inimaginable,

        Je fends du bois,

        Je tire de l’eau du puits !

Après l’illumination, rien ne change vraiment…

        Seul notre cœur déborde d’émerveillement.

Après l’illumination, le monde reste le même…

        Mais notre regard

        Ne le voit plus de la même manière.

Après l’illumination, lorsqu’on regarde un arbre,

        On ne voit pas qu’un arbre,

        Mais une merveille de Dieu.

Après l’illumination, on entend avec autant d’acuité

        Le murmure de l’herbe qui pousse,

        Que le fracas des murs qui tombent.

Devant l’enfant qui joue, le vieillard qui sourit,  merveille !

Devant la porte qui s’ouvre, une main qui se tend, merveille !

Devant un geste de paix, la parole d’un ami, merveille !

Devant la grâce, la beauté, la musique et le chant, merveille !

Pour la douceur du soir, la fraîcheur des matins, merci !

Pour le soleil, la pluie, le souffle et le vent, merci !

Pour les gouffres ténébreux, les monts et les ravins, merci !

Pour les îles dispersées, au creux des océans, merci !

Avec les oiseaux qui chantent, la source qui sanglote, louange !

Avec les bruits de la forêt, le calme des étangs, louange !

  1. la feuille qui tombe, et la branche qui grelotte, louange ! Nous te rendons grâces[2].

 

2 ) arc 247 « célébrons le Seigneur » les 3 strophes

 

VOLONTE DE DIEU

 

Écoutons le projet que Dieu a fait et qu’Il nous invite à partager :

 

Dans le livre du Lévitique et dans l’Évangile de Marc, nous trouvons cette exhortation : « tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

 

Pour la commenter, écoutez cette histoire :

 

« le Rabbi Josué Ben Lévi fit un voyage à Rome.

Il était émerveillé par la beauté des édifices

Et par les statues couvertes d’une tapisserie qui les protégeait de la chaleur de l’été et de la froidure de l’hiver.

Alors qu’il admirait l’art romain,

Un mendiant lui a tiré la manche pour lui demander un morceau de pain.

Le rabbin a regardé encore une fois les statues,

Puis il s’est tourné vers l'homme couvert de haillons, et il s’est écrié :

« Ô Dieu,

Voici des statues recouvertes des vêtements les plus fins.

Et voici un homme, créé à ta propre image, habillé de haillons.

Une civilisation qui prête plus d’attention aux statues qu’aux hommes périra sûrement. [3]»

 

Que celui qui a des oreilles entende.

 

3 ) Spontané formule 3 arc 318 « toi qui es lumière »

 

PRIERE DE REPENTANCE

 

Nous nous présentons devant Dieu,

Pécheurs à la recherche de son pardon et de sa grâce.

 

Seigneur,

Me voici devant toi avec ma vie partagée,

Avec ma soif de te suivre… et mes résistances à ton appel,

Avec mon désir d’aimer mon prochain… et mes égoïsmes,

Avec ma quête de lumière… et mes obscurités,

Avec ma foi… et mes peurs.

 

Me voici devant toi tel que je suis,

Et tu m’appelles à la conversion,

Tu m’appelles à me tourner vers toi,

Tu m’appelles à déposer mes craintes et mes lâchetés,

Tu m’appelles à me dépouiller de mes illusions,

Tu m’appelles à laisser la lumière se poser sur mes ténèbres.

 

Me voici devant toi tel que je suis,

Je veux te suivre, Seigneur,

Accepte ma repentance,

Enracine-moi dans la confiance.[4]

 

3 ) Spontané formule 3 arc 526 « Jésus  est au milieu de nous »

 

DECLARATION DU PARDON

 

Dans la reconnaissance et la paix de notre cœur, écoutons les paroles de grâce et de pardon de la part du Seigneur :

 

Aujourd'hui Dieu entend ta prière,

Il connait ton désir,

Il voit ta repentance.

 

Aujourd'hui Dieu n’est pas avare de sa miséricorde,

Il la donne à tous ceux qui se tournent vers lui.

 

Aujourd'hui, Dieu fait grâce,

Il te renouvelle son amitié,

Il t’offre son pardon.[5]

 

5 ) Spontané formule 3 arc 405 « toi qui m’appelles »

 

[1] Antoine Nouis La galette et la cruche t. 2 p. 18-19

[2] Antoine Nouis la galette et la cruche tome 1 p. 96-97

[3] Antoine Nouis La galette et la cruche t. 1 p. 109

[4] Antoine Nouis La galette et la cruche t. 2 p.60

[5] Antoine Nouis La galette et la cruche tome 2 p. 82

PRIERE D’INVOCATION

 

Prions avant de lire les Écritures :

L’Esprit dit à Ézéchiel : « Fils d’homme, écoute ce que je te dis, ne soit pas rebelle… Ouvre la bouche, et mange ce que je vais te donner.

Je regardai : une main était tendue vers moi.

Elle tenait un livre en forme de rouleau…

Il me dit : « Fils d’homme, mange ce rouleau ; ensuite tu iras parler à la maison d’Israël. »

J’ouvris la bouche et il me fit manger le rouleau.

Il me dit : « Fils d’homme, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau. »

Je le mangeai, et il fut dans ma bouche doux comme du miel.

 

Je vous invite à la prière :

Seigneur, parfois ta parole est acide et décapante.

Parfois, elle est douce et apaisante.

Que souffle ton Esprit,

Et ta parole sera vivante, stimulante et fortifiante. Amen.[1]

 

Lectures :

 

Jérémie 38, 4-10 ; Hébreux 12, 1-4 ;

 

6 ) arc 500 « Victoire au Seigneur de la vie les 3 strophes

 

Luc 12, 49 – 52 « Division ? T’as un dico ?

 

pas de chant entre lecture et prédication

 

PREDICATION

 

 

 

APRES LA PREDICATION

 

 

Pause musicale : Faure Requiem « in paradisum »

 

7 ) arc 534 « Seigneur fais de nous » les strophes 1, 2, 5 et 6

 

 

CONFESSION DE FOI

 

Nous confessons notre foi :

 

Dieu est amour.

Par amour Dieu, notre Père, a créé le monde.

Son fils, Jésus Christ, est mort, est ressuscité

Pour que l’amour naisse au cœur de tous les hommes.

Son esprit nous rend responsables et libres pour vivre de cet Amour.

Nous croyons que Dieu nous appelle aujourd'hui comme chaque jour

À répondre à son amour :

Dans l'Église, comme artisans de vérité et de pardon ;

Parmi nos contemporains,

Comme artisans de justice et de paix ;

Dans son Royaume qui vient, où l’Amour éclaire toute chose.

Dieu est amour.

C’est ce que nous croyons.

Amen.[2]

 

8 ) Spontané formule 3 arc 822 « louange à Dieu »

 

ANNONCES / OFFRANDE

 

PRIERE D’INTERCESSION

 

Unissons-nous dans la prière d’intercession :

 

Seigneur, Dieu de miséricorde et de compassion, entends notre prière.

Nous te prions

Pour celles et ceux qui te cherchent à tâtons : qu’ils Te trouvent.

Pour celles et ceux qui croient te posséder : qu’ils continuent de chercher.

Pour celles et ceux qui ont peur de l’avenir : qu’ils aient confiance.

Pour celles et ceux qui ont échoué : qu’ils aient de nouvelles chances.

Pour celles et ceux qui doutent : qu’ils ne désespèrent pas.

Pour celles et ceux qui ont faim, faim de tout : qu’ils soient rassasiés.

Pour celles et ceux qui sont rassasiés : qu’ils apprennent la faim.

Pour celles et ceux qui réussissent : qu’ils soient sans orgueil.

Pour les puissants : qu’ils soient vulnérables.

Pour toutes celles et tous ceux qui vivent dans ce monde,

Entre l’espoir et la peur,

Pour nous mêmes, nous te prions Seigneur.

Délivre nous de la peur et aussi des fausses sécurités ;

Et donne nous tout ce qui est bon pour nous.

Au nom de Jésus, notre Seigneur, amen.[3]

 

Nous te prions maintenant comme ton Fils nous l’a enseigné ;

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain de ce jour ;

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,

Ne nous laisse pas entrer en tentation,

Mais délivre-nous du mal,

Car c’est à toi qu’appartiennent

Le règne, la puissance et la gloire

Pour les siècles des siècles. Amen.

ENVOI

 

  1. pour les paroles d’envoi :

Ce matin,

Le Seigneur a rassasié notre désir de sa Parole

Il a étanché notre Soif d’être à son école,

Il a comblé notre Quête de suivre sa boussole.

 

BENEDICTION :

 

Dieu ouvre les yeux de notre cœur,

Il nous donne d’accomplir les Ecritures.

 

Que sa lumière soit le phare de notre chemin !

Que sa Parole soit le sel de notre semaine !

Que sa grâce soit l’espérance de nos lendemains !

Que son Esprit nous inonde comme l’eau des fontaines !

 

Va dans la paix de Dieu,

Père, Fils et Saint Esprit.[4]

 

9) spontané arc 883 « sur le chemin où tu appelles »

 

[1] La galette et la cruche  tome 2 p. 131

[2] Liturgie bleue p. 296

[3] Liturgie bleue p.391

[4] Antoine Nouis la galette et la cruche t. 3 p. 136-137

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24 juillet 2022 : textes liturgiques

23 Juillet 2022, 13:34pm

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

DIMANCHE 24 juillet 2022 NARBONNE

 

Prédicatrice : Joëlle Alméras

 

Genèse 18, 20-32 ; Luc 11, 1 - 13

 

PROCLAMATION DE LA GRACE DE DIEU ET ACCUEIL

 

La grâce et la paix vous sont donnés de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Sauveur.

 

Veillez et priez en tout temps,

Afin que vous ayez de la force…

De paraître debout devant le Fils de l'homme. (Luc 21,36)

L’Évangile se présente à nous comme une urgence,

Et nous, nous avons trop souvent tendance :

À nous assoupir dans les habitudes du quotidien,

À devenir paresseux dans notre quête de la vérité,

À nous courber devant les fatalités de notre vie

Et de notre monde.

Aujourd'hui,

Nous voulons prendre le temps de la veille,

De l’écoute attentive de l’Évangile.

Nous voulons prendre le temps de la prière,

Du dialogue, du face à face avec Dieu.

Nous voulons prendre le temps de la halte,

Afin de trouver la force nécessaire,

Pour nous tenir debout, adultes et responsables,

Devant Dieu et devant les hommes,

Au nom de l’Évangile de Jésus Christ[1].

 

Je vous invite à la prière :

Père, apprends moi à prier,

À compter sur toi, À œuvrer avec toi,

Et prier encore et encore avec foi et persévérance.[2] Amen.

 

164 « ah ! qu’il est doux pour des frères »

LOUANGE

Louons Dieu.

  1. l’aigle peut planer longtemps porté par le vent,
  2. voulons nous poser en toi pour dire notre louange.
  3. la nature que nous confies, création de notre temps,
  4. les montagnes et les gouffres, les sources et les océans,
  5. les arbres centenaires et par les fleurs des champs,
  6. le soleil et la lune, les étoiles au firmament,
  7. ces signes de ta présence dont nous suivons la trace,
  8. renouvelles notre espérance,
  9. te rendons grâces.
  10. les humains qui sont bons, ferment de notre humanité,
  11. toutes celles et tous ceux qui se battent pour la justice et la paix
  12. les marques de courage, les gestes de charité,
  13. ceux qui recommencent et qui savent pardonner,
  14. ces signes de ta présence dont nous suivons la trace,
  15. renouvelles notre espérance,
  16. te rendons grâces.
  17. ton Église vivante aux quatre coins de notre terre,
  18. disciples qui se retrouvent et qui te nomment Père,
  1. pauvres et fragiles qu’un souffle, une prière,
  2. riches de ta Parole, qui fait de nous des frères et sœurs,
  1. ces signes de ta présence dont nous suivons la trace,
  2. renouvelles notre espérance,
  3. te rendons grâces.
  4. ces jours où ta grâce a croisé notre chemin,
  1. ton Évangile a nourri notre faim,
  1. nous t’avons reconnu dans un morceau de pain,
  2. nous t’avons prié en ouvrant nos deux mains,
  3. ces signes de ta présence dont nous suivons la trace,
  4. renouvelles notre espérance,
  5. te rendons grâces[3].

 

2 ) arc 8 « ton nom Seigneur » strophes 1, 2 et 6

 

VOLONTE DE DIEU

 

Écoutons le projet que Dieu a fait et qu’Il nous invite à partager :

 

Heureux ceux qui n'ont que tendresse pour résister,

Leurs yeux seront consolés.

Heureux ceux dont le corps est offrande et service,

Ils ne rêvent pas leur vie.

Heureux ceux qui laissent partir et ne se séparent pas,

Ils insufflent la confiance et la liberté.

Heureux les inquiets,

Ils cueilleront la joie à la pointe de leur attente.

Heureuses les mains qui s'ouvrent,

Demain grandira sous leurs doigts.

Heureux ceux qui vivent des temps creux,

Ils sont au carrefour de Dieu.

Heureux ceux qui gardent des questions,

Ils percevront la place du mystère. [4]

 

3 ) Spontané formule 3 arc 318 « toi qui es lumière »

 

PRIERE DE REPENTANCE

 

Nous nous présentons devant Dieu,

Pécheurs à la recherche de son pardon et de sa grâce.

 

Père,

Il est une prière que j’aimerais prononcer,

Une ardente prière qui changerait ma vie,

Qui me rendrait mon unité,

Et ma paix intérieure[5].

Combien de fois ai-je élevé un mur devant l’amour que tu m’offrais ?

Père, ne compte pas, c’est ma prière.

Combien de fois ai-je fermé les portes de mon cœur au partage et à l’accueil ?

Père, ne compte pas, c’est ma prière.

Combien de fois ai-je pris un chemin de traverse pour ne pas marcher à la suite de ton Fils, mon Sauveur et mon Dieu.

Père, ne compte pas, c’est ma prière.

Combien de fois ai-je résisté au souffle de ton Esprit Saint ?

Père, ne compte pas, c’est ma prière.

L’amour ne compte pas, il s’offre libéralement, sans condition.

Père, tu es cet Amour.

C’est ma prière, Père, ne compte pas…[6]

 

3 ) Spontané formule 3 arc 526 « Jésus  est au milieu de nous »

 

DECLARATION DU PARDON

 

Dans la reconnaissance et la paix de notre cœur, écoutons les paroles de grâce et de pardon de la part du Seigneur :

 

Si notre cœur nous condamne,

Dieu est plus grand que notre cœur,

[Il ne compte pas]

Et il discerne tout.

Dieu est plus grand que notre cœur…

Il connait nos faiblesses et nos tentations,

Nos peurs et nos hésitations,

Nos blessures et nos souffrances.

Jésus Christ est plus grand que notre cœur…

Il a surmonté la tentation.

Il a combattu la crainte et la peur.

Il a guéri les blessures et les tourments.

L’Esprit-saint est plus grand que notre cœur…

Il nous assiste dans nos tentations.

Il nous délivre de nos peurs.

Il nous accompagne dans nos épreuves.

Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit est plus grand que notre cœur…

Il ne compte pas.

Il nous relève.

Il nous pardonne.

Il nous envoie.[7]

 

5 ) Spontané formule 3 arc 405 « toi qui m’appelles »

 

PRIERE D’INVOCATION

 

Prions avant de lire les Écritures :

 

Lorsqu’un homme marche dans l’obscurité

Et qu’il a une lampe à la main,

S’il voit une pierre, il ne la heurte pas,

S’il voit une tranchée, il n’y tombe pas.

 

Cette parole de sagesse commente

Le verset des Psaumes qui dit :

Ta parole est une lampe à mes pieds,

Une lumière sur mon chemin.

 

Je vous invite à la prière :

 

Seigneur, notre Dieu et Père,

Notre route est parfois obscure,

Parsemée de pièges et de pierres.

Notre marche est souvent incertaine,

Menacée d’erreurs et d’errances.

 

Que ta Parole soit pour nous aujourd'hui

Un phare qui nous montre la direction,

Une lumière qui nous guide dans l’inconnu,

Une lampe qui éclaire nos décisions,

Un flambeau qui annonce ta venue.

Amen.[8]

 

Lectures :

 

Genèse 18, 20 – 32

Luc 11, 1 – 13

« Père… »

 

6 ) pas de chant entre lecture et prédication

 

 

PREDICATION

 

 

APRES LA PREDICATION

 

 

Pause musicale : Faure Requiem « in paradisum »

 

7 ) arc 614  « tu es là au cœur de nos vies » les 3 strophes

 

[1] Antoine Nouis la galette et la cruche tome 1 p. 73

[2] Livre de prières société luthérienne p. 346

[3] Antoine Nouis la galette et la cruche tome 1 p. 96-97

[4] Suzanne Schell Traces vives p.21

[5] Pierre yves Zwahlen  Prières pour les jours d’hiver p.10

[6] Jo prière inspirée par Genèse 18, 20-32

[7] Antoine Nouis La galette et la cruche tome 1 p. 141

[8] La galette et la cruche  tome 3 p. 119

CONFESSION DE FOI

 

Nous confessons notre foi :

 

Dieu est amour.

Par amour Dieu, notre Père, a créé le monde.

Son fils, Jésus Christ, est mort, est ressuscité

Pour que l’amour naisse au cœur de tous les hommes.

Son esprit nous rend responsables et libres pour vivre de cet Amour.

Nous croyons que Dieu nous appelle aujourd'hui comme chaque jour

À répondre à son amour :

Dans l'Église, comme artisans de vérité et de pardon ;

Parmi nos contemporains,

Comme artisans de justice et de paix ;

Dans son Royaume qui vient, où l’Amour éclaire toute chose.

Dieu est amour.

C’est ce que nous croyons.

Amen.[1]

 

8 ) Spontané formule 3 arc 822 « louange à Dieu »

 

ANNONCES / OFFRANDE

 

PRIERE D’INTERCESSION

 

Unissons-nous dans la prière d’intercession avec l’ACAT :

 

Seigneur, Dieu de justice et de paix,

Toi qui te places aux côtés des pauvres,

Qui nous demande d’être la voix de celles et ceux qui sont sans voix,

Nous en appelons à toi,

Pour celles et ceux qui sont emprisonnés pour leurs convictions.

Des profondeurs nous t’invoquons Seigneur,

Entends nos cris et écoute nos prières,

Pour celles et ceux qui sont séparés de leur famille,

De leurs amis et de leur communauté,

Pour qu’ils connaissent la présence de celles et ceux qui les aident

Et aussi de Celui qui connait leur agonie.

Des profondeurs nous t’invoquons Seigneur,

Entends nos cris et écoute nos prières,

Pour celles et ceux qui ne savent pas à quelles souffrances

Ils vont être soumis demain,

Pour qu’ils ne perdent pas la foi

Car leur avenir est entre tes mains.

Des profondeurs nous t’invoquons Seigneur,

Entends nos cris et écoute nos prières,

Nous prions enfin pour que la promesse de justice

Devienne réalité pour toutes celles et tous ceux

À l’intention desquels nous intercédons

Pour qu’ils soient libérés.

Des profondeurs nous t’invoquons Seigneur,

Entends nos cris et écoute nos prières,

Car tu es miséricordieux,

Et en toi nous trouvons ce qui est à respecter,

Ce qui pardonne,

Ce qui renforce,

Ce qui réconforte.

Amen.[2]

 

Nous te prions maintenant comme ton Fils nous l’a enseigné ;

 

Notre Père qui es aux cieux,

Que ton nom soit sanctifié,

Que ton règne vienne,

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous, aujourd’hui, notre pain de ce jour ;

Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés,

Ne nous laisse pas entrer en tentation,

Mais délivre-nous du mal,

Car c’est à toi qu’appartiennent

Le règne, la puissance et la gloire

Pour les siècles des siècles. Amen.

 

ENVOI

 

  1. pour les paroles d’envoi :

 

Lorsque Dieu appelle Abram il lui dit :

        Va pour toi,

        hors de ton pays,

        de ta parenté et de la maison de ton père,

        vers le pays que je te montrerai…

Je te bénirai

        je rendrai grand ton nom,

        Tu seras une bénédiction pour les autres.

 

Au moment de quitter ce temple, souviens-toi de l’histoire d’Abraham.

        Lève-toi !

        Mets-toi en route !

        Vis l’Évangile.

Et tu réaliseras la parole de l’apôtre :

        Nous sommes pour Dieu un parfum du Christ.

 

Bénédiction :

 

Que le Dieu de ta marche et de tes haltes, de tes chemins et de tes sentiers ;

Que le Dieu de ton attente et de ta hâte, de ton départ et de ton arrivée ;

Te bénisse et te garde !

 

Il est le compagnon qui partage ta route,

Il est la boussole qui montre le chemin,

Il est la vérité qui apaise tes doutes,

Il est le parfum de tes lendemains.[3]

 

9) chant « ne rentrez pas chez vous comme avant »

 

[1] Liturgie bleue p. 296

[2] Liturgie bleue p. 378 ACAT

[3] Antoine Nouis la galette et la cruche t. 3 p. 136-137

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dimanche 24 juillet 2022 : Genèse 18,20-32; Luc 11,1-13 "Père..."

23 Juillet 2022, 13:32pm

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

NARBONNE 24 JUILLET 2022

 

GENESE 18, 20 – 32

LUC  11, 1 – 13

 

«Père… »[1]

 

Introduction : « Père ». Qu’est-ce que j’aime cette parole de Jésus qui m’ouvre toutes grandes les portes d’une approche de la prière toute en relations d’amour filial avec le Seigneur. Daniel Bourguet écrit, je cite : « Le véritable fils est celui qui, à l’âge adulte où il peut se passer de son père, continue librement de lui dire : père ». Ce mot exprime un amour gratuit, libre, vrai, un amour reconnaissant et plein, car ainsi est le véritable amour filial : il se vit et s’exprime librement[2] » (fin de citation), une relation à double sens qui relègue aux oubliettes une prière qui serait seulement une demande pour soi.

L’épisode avec Abraham, pugnace, qui a pourtant fini par craindre de passer pour un casse-pieds et a lâché la patate avant la fin, illustre ce que pourrait être notre prière : une relation ouverte et confiante avec le Seigneur, tournée non sur moi mais sur autrui dans un échange fécond, interactif et fertile mais… avec des limites. La réponse de Jésus apporte à l’enseignement de la Genèse un élargissement conséquent.

Attardons nous d’abord sur ce mot de « Père ». Puis je vous propose d’examiner l’enseignement de Jésus sur la prière tel que Luc le propose. Enfin, si nous sommes rassemblés ici, dans ce temple, n’est-ce pas parce que nous accordons une place de choix à la prière et que nous pourrions, nous aussi, poser la même question que le disciple ? Nous en parlerons.

 

1 ) « Père » : Tiens ! il manque un mot dans notre texte que je ne peux, du coup, surtitrer : « le NOTRE Père ». Nous pourrions nous lancer dans des commentaires sur le manque de ce « notre » que Luc, toujours précis et pointilleux a certainement omis volontairement. Mais nous serions encore là en fin d’après midi !

Quel privilège d’avoir un « Père », non pas un Seigneur dont nous serions les serviteurs affables, serviles, voire craintifs ou pire les esclaves. Nous, nous savons que nous pouvons nous exprimer devant ce Père sans retenue aucune, et lui dire tout ce que nous portons en nous. Et contrairement à Abraham qui a peut être craint d’être catalogué « crampon malavisé rasoir et bien trop insistant », avec la perspective d’un retour de bâton de son Seigneur et Maitre, nous apprécions de nous tenir devant un « Père », aimant et dans une écoute attentionnée. Nous pouvons aller dans notre prière jusqu’au bout de ce que nous avons dans le cœur et parfois même « sur » le cœur, et ne pas lâcher la patate à 10…

Bien sûr, cette appellation de « père », j’en suis consciente, peut heurter bien des cœurs : celles et ceux qui ont eu un père indigne, celles qui voudraient du féminin dans Dieu, et que dire de la notion de paternité attribuée à Dieu pour nos frères et sœurs en humanité musulmans… Mais je suis de l’avis de Charles Wagner qui écrivait : « de tous les noms de Dieu, « père » est le moins prétentieux, le plus humble, le plus humain, le plus doux »[3]. « Père »…

 

2 ) Le texte : Entrons maintenant dans le texte.

 

- « Un jour Jésus priait dans un certain lieu. Un de ses disciples lui demanda »… En voilà des imprécisions : intemporalité, aucune localisation et même anonymat assumé. C’est rare chez Luc ! Nous ne savons pas où Jésus priait, nous ne savons pas quand il le faisait, et nous ne savons pas qui lui pose la question en dehors du fait que c’est un disciple, un disciple humble qui reconnait son incompétence et demande de l’aide, ce pourrait être n’importe qui du passé, du présent, de l’avenir, n’importe où sur notre bonne vieille terre.

La réponse de Jésus va dissiper toutes les brumes de l’introduction. Comme le dit Calvin, je cite : « nous recueillons qu’il a baillé une loi de bien prier, non point quant aux mots, mais quant aux choses mêmes, et à la substance de la prière » (fin de citation). « L’important est de se laisser traverser par l’intention vive de la prière[4] ».

 

- Que ton nom soit sanctifié…

Un nom mis à part, unique, et aussi tenu pour sacré. Olivier Abel dit, je cite : « de quelque nom qu’on l’appelle, on s’adresse ici à un « nom » qui s’absente de tous les noms, de toutes les ressemblances et identités dans lesquelles on voudrait le saisir. Ce n’est d’ailleurs pas seulement le nom de quelqu’un dont on parle, mais de quelqu’un qui nous appelle, qui nous nomme, que nous appelons ». (Fin de citation)

Dans le Lévitique, le Seigneur ordonne : « vous serez saint car moi votre Dieu je suis saint[5] ».  Dire « que ton nom soit sanctifié », ce n’est pas attendre que Dieu le fasse mais que nous nous engagions dans cette affirmation, que nous, nous sachions sanctifier le nom de Dieu[6].

 

- Que ton règne vienne… le pasteur Parmentier[7] transpose le mot « règne » en « projet ». Depuis le commencement, le Seigneur a décidé de construire avec les humains un modèle de vie où l’amour, la paix, la justice, la confiance sont comme des objectifs à garder sous les yeux, ou mieux, dans le cœur. Alors quand Jésus nous apprend à dire « que ton règne vienne », il remet sur le tapis la proposition divine de départ : une collaboration active de chacune et chacun dans le projet du Seigneur pour les vivants, un projet dans la perspective d’une conclusion espérée, celle d’un « et Dieu vit que cela était bon ».

Nous lui avons dit : « Père » et c’est comme des enfants tournés vers leur père, nous sommes dans l’espérance de la réalisation de ce projet, déjà là et pas encore, dans lequel nous sommes parties prenantes, ce que Calvin exprimait en ces termes, je cite : « le commencement du règne de Dieu en nous consiste en l’anéantissement du vieil homme afin que nous soyons renouvelés en une autre vie ». (Fin de citation).

 

- donne-nous chaque jour le pain dont nous avons besoin : certes, nous sommes faits de chair et de sang, et notre corps a besoin de nourriture. En 2022, nous savons combien cette nourriture matérielle est indispensable avec tous ses nutriments, vitamines, minéraux etc. etc.

Mais ici, dans la bouche de Jésus pour qui la nourriture essentielle est « de faire la volonté de celui qui l’a envoyé », le pain prend une autre dimension. D’autant que le grec « epousios », traduit par « quotidien » est un hapax, c'est-à-dire qu’on ne le trouve que deux fois dans les textes parallèles de Matthieu et Luc. Les traductions proposées en français traduisent la difficulté d’en saisir le sens. Selon son étymologie, ce serait un pain supra-substantiel (epi-ousia), ce qui pourrait se traduire : pain essentiel, pain spirituel. Je pense alors à cette affirmation de Jésus : « je suis le pain vivant descendu du ciel ». Mais Jérome aurait trouvé la traduction hébraïque de l’Évangile  selon Matthieu, et alors avec le mot hébreu « mahar » qui veut dire « de demain », « dans le futur », ce serait alors un pain pour la fin des temps.

Bref, pour ma part, j’en suis restée à « pain essentiel » et j’aime l’insérer dans le « notre » Père à la place du «pain quotidien » qui ne correspond pas au texte original et qui me parle davantage.

Ce qui est sur, c’est que nous sommes totalement dépendant de ce pain pour vivre : vivre notre vie quotidienne d’un pain fait de céréales, mais aussi vivre aussi notre vie en Christ, notre pain essentiel.

 

- pardonne nous nos offenses car nous pardonnons nous mêmes à ceux qui nous ont offensés : Trouver cette injonction non dans un commandement moral mais dans un modèle de prière nous dit l’importance de cet acte pour nous et pour autrui. Le pardon est un acte incontournable pour pouvoir avancer sans rester figé dans un passé douloureux, continuer notre marche d’aujourd'hui en envisageant celle de demain sans être retenu par un passé qui deviendrait une barrière infranchissable.

Daniel Bourguet écrit, je cite : « remettre une dette, c’est renoncer à son dû, mais c’est aussi renoncer à son droit (…) c’est renoncer à ce que justice soit faite (…) pardonner c’est préférer l’amour à la justice de la loi, c’est instaurer une autre justice, celle de l’amour. (…) celui qui prie le Notre Père est un pauvre, qui s’appauvrit volontairement par amour. C’est cela la kénose[8]. Tu peux y aller sans appréhension et sans crainte d’y être seul, car tu découvriras quelqu’un d’autre, marchant à tes côtés, le Christ qui est allé au bout de ce chemin. C’est le chemin du Golgotha, mais va joyeusement, car un beau matin, au-delà du Golgotha, tu verras venir, courant à ta rencontre, ton Père, les bras ouverts pour t’accueillir[9] ».(fin de citation)

 

Ne nous laisse pas entrer en tentation : Dans les évangiles ce n’est jamais Dieu qui est à l’origine de la tentation ou de l’épreuve (autre sens du mot grec), ce que confirme Jacques : « Dieu ne peut être tenté par le mal et ne tente lui-même personne [10]». Paul disait que le bien qu’il veut faire, il ne ne le fait pas et le mal qu’il ne veut pas faire, c’est ce qu’il fait[11]. Nous ne sommes en rien différents de lui. Chacune, chacun connait ses failles. Je ne m’y attarderai donc pas. Car nous avons l’assurance que lorsque l’une d’elle s’ouvre devant nous, il y a toujours un pont construit par l’Esprit pour la franchir. Gardons en nous tous les outils qu’il dispense, ou du moins autant que nous pouvons en disposer comme une affirmation : c’est ma demande Seigneur, mais avec ce que tu me donnes, je suis prête, je suis prêt.

 

Conclusion : Sur de sur ? Prête ? Prêt ? Écoutez cette histoire racontée par Antoine Nouis, je cite : « un sage avait reçu le don d’avoir les oreilles de Dieu. Chaque fois qu’une personne faisait une prière, il entendait ce que Dieu entendait.

Des hommes sont venus le voir et l’ont interrogé : nous disons beaucoup de prières, et nous avons le sentiment que Dieu ne répond jamais.

Le sage a répondu : Dieu entend votre prière. Mais il entend la prière de votre cœur, pas celle de votre bouche. Quand vous dites le Notre Père, voici ce que Dieu entend : « Notre Père qui es aux cieux, que mon nom soit sanctifié, que mon règne vienne, que ma volonté soit faite. Donne-moi aujourd'hui le pain dont j’ai besoin et ajoutes y un peu de confiture, une maison, une console de jeux, une grosse voiture et de longues vacances. Pardonne-moi mes offenses mais oublie-moi avec mes manques de pardon. Fiche moi la paix avec mes tentations et délivre moi de tout ce qui me dérange et me gêne. » Et lorsque vous avez achevé votre prière, vous dites : « Amen », en espérant que Dieu ne tardera pas à l’exaucer.[12] ».

Et toi, quand tu pries, que dit ton cœur ?

Amen.

 

[2] Daniel Bourguet Aapproches du notre Père p.33

[3] http://andregounelle.fr/dieu/dieu-pere.php

[4] Penser le « Notre père »(Exode 20:1-17 ; Matthieu 6:7-13 ; Luc 11:1-4)

Culte du dimanche 18 mai 2014 à l'Oratoire du Louvre
prédication du professeur
Olivier Abel

[5] Lévitique 11, 44

[6] Louis Pernot le Notre Père, abrégé de tout l’Évangile  p.51

[7] http://andregounelle.fr/bible/notre-pere-matthieu-6-luc-11.php

[8] https://www.cairn.info/revue-etudes-theologiques-et-religieuses-2010-3-page-323.htm

[9] Daniel Bourguet approches du notre Père p.65-66

[10] Jacques 1, 13

[11] Romains 7, 19

[12] Antoine Nouis L’aujourd'hui de l’Évangile   p. 539

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dimanche 17 juillet 2022 : Genèse 18, 1-15 ; Luc 10, 38-42

18 Juillet 2022, 09:24am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Genèse 18, 1 à 15 et Luc 10, 38-42 Narbonne 17.7.22

 

Ces deux « textes du jour » ont, parmi leurs acteurs principaux, des femmes. Saisissons alors l’occasion (il y aurait d'autres passages ; mais le regard croisé d'aujourd'hui est à saisir...) pour adresser plus particulièrement une prédication à la partie féminine de l’assemblée… Une fois n’est pas coutume. Mais que la partie masculine se rassure : nous sommes aussi concernés…

 

Parler du rôle de femmes à partir de ces deux textes n’est pourtant pas uniquement une occasion : il s’agit bien d’une des choses importantes que veulent nous dire ces passages, surtout au regard du contexte, des sociétés d’alors.

Les sociétés humaines ont en effet très souvent fonctionné sur un modèle de domination masculine, nous le savons bien. Il y a des habitudes sociales, culturelles, qui étouffent vite le projet du Créateur, qui les créa ensemble (en Genèse 1), ou « côte » à côte (en Genèse 2)...

Ne voyons-nous pas aussi dans un certain nombre de passages, dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau Testament, une volonté de libération formidable ? Nous en avons deux bons exemples ici :

Dans le 1er tout d’abord : voilà une femme que le récit semble mettre en avant. Car finalement pourquoi Dieu s’adresse-t-il à Sara ? Pour réaliser sa promesse par l’enfantement, il aurait très bien pu en choisir une autre : en âge de procréation normal, jeune et belle. Or il choisit au contraire une de celle qui n’a plus d’espoir (ou en tout cas cet espoir là). Sara n’est pas censée remplir ce rôle. Or c’est bien par elle que Dieu veut passer. Il veut dépasser nos catégories,..

Voyons pour cela la mise en scène de ce texte : Abraham reçoit des envoyés. Il se démène alors au mieux, comme un pauvre bougre, pour les recevoir avec les honneurs de l’époque. Il les fait se reposer ; il leur fait apporter de l’eau pour laver les pieds, comme c’était l’usage ; il leur fait préparer un véritable festin, en choisissant même un veau dans son troupeau. Et eux, une fois le repas fini, alors qu’ils prennent la parole pratiquement pour la 1ère fois, que demandent-ils ? Où est ta femme Sara ? Il aurait presque de quoi être vexé : lui, le personnage important, se voit prendre le 1er rôle par sa femme… Elle qui ne semblait guère mieux considérée que les autres de son époque… La seule parole que lui adresse d’ailleurs Abraham, dans ce passage, c’est pour lui donner un ordre : lui dire de faire des galettes.

Et la voilà tout à coup propulsée à une place importante, au moins aussi importante que celle de son mari : c’est elle que les envoyés demandent ; elle prend une place active dans le plan de Dieu. Elle ne fait plus simplement partie du décor : elle devient actrice, à part en entière. Elle retrouve son entière dignité de créature de Dieu, ni plus ni moins ; donc adulte et responsable (ce qui leur était alors si souvent nié dans les sociétés alentours).

 

Et comme cela ne durera pas, c’est ce même aspect de rôle à part entière que l’on retrouve en arrière-fond de l’épisode avec Jésus. A cette époque déjà (ou encore…) la femme n’était pas vraiment considérée comme adulte : elle est même en quelque sorte la propriété de son mari… un peu comme sa maison, ses serviteurs ou même ses troupeaux… son travail était donc dur, ses droits rares, y compris religieusement : elle n’avait par exemple pas le droit de dépasser le périmètre qui lui était réservé au Temple…

Or voilà que non seulement deux de ces femmes reçoivent quelqu’un de renommé (comme l’était déjà Jésus) ; mais, en plus, l’une d’elle continue d’outre–passer ses droits et devoirs en restant là, à ne rien faire, à écouter cet homme… De nos jours, pourquoi pas, à la rigueur : si une prépare, l’autre tient compagnie à l’invité. Mais à cette époque, il s’agissait d’une attitude qui pouvait vite apparaître scandaleuse. Premièrement par le fait qu’elles reçoivent seules un homme. Mais aussi, et surtout, parce qu’en s’asseyant aux pieds de Jésus pour écouter sa Parole, en occupant la place normalement réservée aux hommes, Marie commet un acte plutôt osé pour l’époque. Sa place n’aurait pas dû être là ; donc pas de place pour elle, même auprès de la Parole de Dieu.

La religion aurait dû continuer à être une affaire d’hommes, et seulement pour ceux qui en auraient été dignes. Plus grave encore : au lieu d’être une force de vie et de libération, la foi est supplantée par de la « religion », la religiosité telle que les hommes la vivaient alors là (et en combien d’autres endroits, à l’époque comme aujourd’hui) ; elle renforçait au contraire les exclusions… La foi libère, non seulement des réflexes naturels, mais également d'aspects religieux, des religiosités habituelles et des habitudes religieuses…

Autre étonnement : ce n’est pas un homme qui va la rappeler à l’ordre, mais une autre femme : Marthe... Certes, à 1ère vue, on peut trouver avec quelques raisons que l’une n’a pas à tout faire pendant que l’autre ne fait rien… Mais ce texte, à la lumière du contexte, prend une signification autrement plus importante : Marthe voit en 1er lieu son rôle derrière les fourneaux !... Marie, selon elle, devrait donc réintégrer sa place de simple servante, son rôle social déterminé.

Tous les repas dans la Bible, vous avez une exposition là haut qui en reprend l'importance, sont des lieux et des moments de convivialité. Et ceci, souvent avec des exclus. Ici, il en est bien sûr de même. Cette convivialité, Jésus l’a offerte à ces exclues ; à elles comme à d’autres, de son temps ; et comme il nous y appelle toujours… Marie saisit l’opportunité, avec le Christ, avec la Parole, de vivre autre chose. Elle vit un droit que la société lui refusait : devenir adulte dans la vie, dans la foi, par la foi.

La réponse de Jésus prend alors une dimension tellement plus profonde qu’une simple histoire de ménage : il ne méprise pas cela ; au contraire, il s’élève contre tout mépris : Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée répond-il. C'est-à-dire : par sa Parole, Dieu ne lui enlèvera pas cette dignité que les hommes ou même Marthe lui ôtaient. La Parole de Dieu n’est pas la possession de quelques uns…

C’est sur cette Parole de libération fondamentale que s’arrête le texte.

Luc continuera, comme les autres Évangiles, à montrer que des femmes ont un rôle primordial. Comme par exemple, et particulièrement, avec la découverte du tombeau vide de Pâques : ce sont elles qui sont non seulement les 1ères témoins, mais aussi les 1ères qui annoncent ; donc Apôtres des Apôtres selon une belle expression consacrée…

Tout comme dans le passage sur Abraham et Sara, il ne s’agit pas d’une invitation à braver les règles d’accueil ou de politesse… Il ne s’agit pas non plus, comme il pourrait paraître et comme cela peut se voir parfois, d’une récupération féministe... vous vous en doutez… Mais de façon beaucoup plus fondamentale, l’égale dignité de tous ! Et ce n’est apparemment pas si banal ; en tout cas pas habituel… N’est-ce pas aussi, vraiment, une Bonne Nouvelle ?!...

 

Amen.

 

 

 

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dimanche 10 juillet 2022 : Luc 10, 25 - 37

11 Juillet 2022, 09:43am

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

Narbonne 10 juillet 22

Luc 10, 25-37

Pasteur Philippe Perrenoud

Voici ce célèbre dialogue (un peu fort...) d'un Maitre de la Loi avec Jésus, avec ses citations de deux passages de l'Ancien Testament (du "premier Testament") donnant ce qu'il y a de plus important pour vivre : aimer le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée, et aimer ton prochain comme toi-même.

Des citations déjà fondamentales à l'époque, puisque c'est le Maitre de la Loi qui les cite, et que Jésus approuve pleinement sa réponse...

Deux citations, de deux livres différents, pour apporter comme les deux faces d'une même médaille... Notre foi est ainsi cohérente avec ses deux dimensions : spirituelle et humaine.

Comment ?

Par le fait d'Aimer, qui est évidemment le mot commun. Aimer le Seigneur et Aimer ton prochain sont alors la même chose...

Cela se réalise différemment : notre foi vient d'un au-delà, au delà de nos limites ; mais elle se réalise ici-bas, en parfois en deçà...

Avec, également, des dimensions impossibles à réaliser par nous-mêmes... Comment serait-il possible d'aimer le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ? Et d'aimer ton prochain comme toi-même ?

De plus, comme il est souvent dit à propos de ce passage entre autres : comment commander d'aimer ? Comment passer commande d'un sentiment !?

Le mot aimer, en français, est utilisé pour des réalités très différentes... Vous le savez peut-être : il y a 3 mots en grec : Aimer ("philéo"), comme on aime ceci ou cela, le chocolat, ou les chevaux ou même la sagesse (Sophie), ou ? Un autre mot, plus fort : aimer ("eros") comme on aime son/sa conjoint ; mais celui-ci ne se trouve pas dans le Nouveau Testament. Et il y a aimer "agapè" : accueillir avec affection, avec bienveillance ; un regard sur ce qui guide nos vies, et un engagement. C'est le mot qui est utilisé ici comme un engagement, et cela se décide davantage.

Mais la question rebondit : comment aimer de façon si importante, quasiment infinie : aimer le Seigneur de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée ? et aimer ton prochain ton prochain comme toi-même ?

Justement : comme c'est infini, nous savons que nous n'y arriverons pas... que c'est un projet qui nous est donné... qu'il nous est donné avec nos limites...

Un projet si beau, d'autant plus beau qu'il nous dépasse. Comme une œuvre ou un programme est beau quand il est au-delà de nous-mêmes ; et se reçoit en tant que tel... Si vous voyez un beau tableau, ou un film, ou un paysage, vous savez que vous ne pourrez le réaliser. Mais vous le recevez ; il vous réjouit, vous nourrit, vous renouvelle, etc...

Ce projet de Notre Seigneur nous est donné ainsi !...

Notre foi, en particulier, puise au-delà de nous-mêmes : elle est même plus que ce que nous pouvons percevoir, comprendre, réaliser. Elle nous invite à une immense humilité... savoir que nous ne pouvons la réaliser par nous-mêmes seulement...

Elle nous invite pourtant à en réaliser quelque chose... des choses...

Elle ne dépend pas de ce que nous pouvons réaliser,

même si elle nous invite sans cesse à en concrétiser quelque chose... des choses...

Bien plus : non seulement elle n'est pas à notre mesure, sinon elle ne serait pas une foi, mais une réglementation. Mais justement : elle puise dans un Amour, dans ce Seigneur qui est Grâce :

il nous accepte, avec nos limites… Il nous aime, au delà de ce que nous pouvons faire ou ne pas faire. Il nous appelle, et permet donc alors d'être et de faire, d'autant plus, parce que d'autant mieux, quand nous en percevons l'importance... l'importance de ce qu'il nous donne...

Il nous aime, avec nos limites… nous pouvons accepter de ne pas tout faire, de ne pas tout pouvoir...

C'est à cette lumière que nous pouvons recevoir la parabole du Bon Samaritain qui suit : nous avons tendance à voir le Bon, par opposition aux autres, qui passent à côté (au sens propre et au sens figuré) de ce que demande la foi. Et cela peut bien se comprendre. Mais à la lumière de nos différences... en nous aussi...

Bien plus, c'est un Samaritain : cela nous montre que ceux que l'on considère parfois comme des croyants bien imparfaits (comme les Judéens considéraient les Samaritains) ne le sont peut-être pas tant que cela... Car cette parabole ne nous dit bien sûr pas qu'il y a des méchants et un gentil... Elle nous dit des parts d'humanités, et de religiosités, en tous...

Le Samaritain est l'autre, le différent : dans le monde et dans la foi. Fonctionner avec nos différences est même un des fondements de notre Église.

Comment fonctionnons-nous alors avec ces différences, qui nous apportent vie ? Même quand nous n'avons pas la même histoire, pas tout à fait les mêmes références mises en avant ?

Là n'y a-t-il pas des valeurs insoupçonnées : une cohérence, celle de la vie : humaine et spirituelle qui se reçoit et se partage, qui permet tant de découvertes ; et la joie, à la clé...

Amen

 

 

 

 

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Dimanche 2 juillet 2022 : Luc 10, 1-12,17 "comme une bonne odeur..."

2 Juillet 2022, 18:32pm

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

NARBONNE

 

3 JUILLET 2022

 

LUC  10, 1 – 12, 17
« Comme une bonne odeur… »

 

Introduction : Nous, nous sommes de « icissiens », selon le mot inventé par Djamel Debbouze. Je veux dire, nous sommes d’ici, et tellement d’ici, que nous y sommes quasiment des sédentaires indécrottables, collés à notre petit bout de paradis méditerranéen. Partir ? Aller ailleurs ? Dis, tu rigoles ! On est trop bien dans notre petit pré carré paisible et ensoleillé… Pas la peine de m’appeler Abraham ou Abrahama, Seigneur, ça ne marchera pas…

Pourtant, en quelques versets, voici ce que Jésus adjoint à ses disciples : allez, annoncez la paix, annoncez que le royaume s’est approché. Devenez des colporteurs de la Parole et du Royaume de Dieu.

Remarquez, question « paradis paisible et ensoleillé », nous aurions beaucoup à dire et à partager ! N’est-ce pas ce que nous vivons dans ce lieu immatériel qu’est notre foi, avec nos frères et sœurs, ici, aujourd'hui, à Narbonne, dans ce temple de l'Église protestante unie ?

Nous venons de commémorer la Pentecôte, l’Esprit de paix, l’Esprit de lumière, l’Esprit d’unité et de communion, force ventilée, si j’ose le dire ainsi, d’un amour qui se diffuse comme une flamme incandescente en chacune, chacun de nous. Ce paradis-là, ce lieu des cœurs, qu’il serait judicieux de le faire connaitre ! Qu’il serait délicieux pour beaucoup de nos concitoyens d’en franchir les portes toutes grandes ouvertes… Oui, mais comment ?

Commençons par poser notre texte dans son contexte, puis examinons ce qu’ont vécu les disciples. Et puisque nous en sommes, je veux dire, des disciples, comment recevoir l’injonction de Jésus en 2022, dans une modernité qui trace un gouffre entre les habitudes sociales du premier siècle et celles qui sont vécues de nos jours ?

 

  1. Contexte : Le contexte est quelque peu déroutant car dans Luc, l’envoi en mission est raconté deux fois : d’abord l’envoi des Douze au chapitre 9 puis celui de 70 (ou 72) disciples anonymes dans notre lecture : peut-être une référence rabbinique à Genèse 10 qui « présente la table des 72 peuples de la terre[1] ». Matthieu, quant à lui, fusionne les deux envois. Il est probable que Luc, pour sa part, a disposé de deux sources : l’Évangile selon Marc et aussi ce qu’on appelle la « source Q », « Q » pour « quelle » en allemand qui veut tout simplement dire « source », (…) et qui serait un évangile presque tout en maximes, en paraboles, en discours de Jésus [2]». En tout cas, ce deuxième envoi, celui des anonymes, pourrait bien dépeindre celui de l’Église tout entière et mettre en exergue l’universalité de la mission. C’est dire que nous voilà, nous aussi, embarqués dans cet envoi !

 

  1. Les disciples : Mais commençons par les premiers disciples. Ça ! Pour une surprise ! y a de quoi en tomber le bas du dos par terre ! C’est tellement magnifique de suivre Jésus, d’assister à toutes ces guérisons, d’écouter les paroles d’exhortation qui boostent et remettent debout, qui entrouvrent la porte du Royaume de Dieu et de toutes les bénédictions qui l’accompagnent. Suivre Jésus, malgré les embuches des routes, avec parfois la faim au ventre, la soif dans la gorge, les yeux empoussiérés et tout ce qui a construit un galiléen de l’époque, oui, suivre Jésus, qu’est-ce que c’est bon. C’est d’autant plus bon que c’est lui qui fait tout ! Nous, on le suit et on profite.

Et paf ! paf ! paf ! Regardez ce qui leur tombe dessus. Jésus, l’air de rien, connait tout son petit monde. Enfin, quand je dis « petit », ils étaient quand même nombreux celles et ceux qui ne le quittaient pas d’un « digitus », je veux dire d’un pouce. Et lui, jour après jour, a su que parmi ses compagnes et compagnons de route, certains avaient des possibilités insoupçonnées : ils étaient en mesure, comme les apôtres, d’aller devant lui annoncer la venue du règne de Dieu. Peu importe les études, exit les savoirs rabbiniques, pour être son envoyé(e), c’est dans le cœur que cela se passe. Du coup, des cœurs battant pour le Seigneur, il n’en manque pas autour de lui. Il y a lu et discerné des capacités de partage, il a vu sourdre dans les regards et les conversations, des aptitudes au témoignage. Alors ? « il en désigna 72 autres et les envoya devant lui, dans toute ville et en tout lieu où lui-même devait se rendre ».

Le texte ne parle pas de la réaction à chaud des 72 volontaires désignés d’office. Nous ne savons pas ce qu’ils ont pu penser de cette mission inopinée, ni de leurs commentaires devant Jésus ou entre eux, une fois désignés.

Ils s’en vont « sans argent, ni sacs, ni sandales » avec un ordre de marche péremptoire : « y aller franco sans faire de chinoiseries en chemin, partager la paix du Christ avec qui en veut, guérir, témoigner du Royaume, et aussi blackbouler publiquement les réfractaires à leur message et les laisser éternuer dans leur poussière, après tout c’est la leur, et puisqu’ils en veulent…

Ils y vont donc. Et nous les retrouvons au moment de leur retour tout joyeux, volubiles, racontant tout ce que le Seigneur leur avait donné de pouvoir faire : « même les esprits mauvais nous sont soumis en ton nom » relataient ils avec peut-être étonnement et délice.

Bref, les disciples ont témoigné avec succès. Ceux-là, certes, l’ont fait et des myriades de myriades après eux. Mais qu’en est-il pour les disciples d’aujourd'hui ?

 

  1. Quel sens pour nous ici aujourd'hui : Aujourd’hui ? Qui sont les disciples ? Comment recevoir et forcément transposer l’envoi évangélique à notre mode de vie 2022cien (je peux inventer un mot moi aussi ?) ici, en France, où la laïcité négative élève un mur anti-témoignage dans la mentalité de nos concitoyens à la majorité incroyante ?

Cependant, entre les contemporains de Jésus et les nôtres, il me semble que la différence est ténue : les humains vivent toujours les mêmes joies et les mêmes peines, les mêmes combats, les mêmes victoires et les mêmes défaites. Ils espèrent toujours un monde meilleur pour eux et pour leurs semblables. Partout sur la terre sévissent des guerres qui anéantissent la vie, des maladies qui plongent dans la souffrance des corps à bout de souffle, et conduisent même à la mort, souvent prématurée. Mais aussi, et vous savez combien je tiens à regarder la moitié pleine de la bouteille, (après tout, avec un fond de cette bouteille là, si c’est du muscat, on peut se faire un bel apéro !), et dans cette moitié pleine, je vois des millions de bonnes volontés solidaires, engagées dans l’accueil, le partage, le soin, sans compter temps et ni ce qu’il y a dans le porte monnaie. Au sein de cette foule innombrable, il y a l'Église, et nous, pierres vivantes du temple qu’est cette Église. Comme les disciples, à la suite de Jésus, nous sommes nourris, exhortés, boostés par la Parole. Certains sont même transportés par la force de l’Esprit pour témoigner et guérir !

L'Église, cette maison universelle, avec ses qualités et ses défauts, avec ses robinets qui fuient, ses volets qui claquent, son carrelage parfois glissant, quelques tuiles qui laissent passer l’eau sur le toit quand il pleut, bref, une maison quoi… mais c’est la nôtre, et c’est aussi nous ! Et franchement, quelle différence avec les disciples au temps de Jésus ?

Alors, si nous ne sommes pas tous qualifiés pour être « envoyé(e)s » par les routes et les chemins, il n’empêche que chacune, chacun de nous est dépositaire d’un trésor à partager, de la paix du Christ qui nous habite et qui, comme si nous étions un diffuseur de parfum, peut exhaler sa douce plénitude vers l’extérieur et pénétrer les narines (spirituelles évidemment) de celle ou celui qui la respire. Celui qui fournit le parfum, c’est l’Esprit. Aucun souci à se faire donc, il s’attache sans compter et en tout temps à faire le plein dans le diffuseur. Et nous, ce qui nous incombe c’est tout simplement d’entretenir bien ouverts les trous du diffuseur ; nous disposons de tous les outils nécessaires à commencer par ce que nous sommes, chacune, chacun tels que nous sommes. Puis, nous pouvons ouvrir notre Bible, traduite dans toutes les langues et y puiser force et assurance. Il y a aussi les temps de culte, la Parole annoncée, les milliers de partages et commentaires disponibles sur papier, et dans tous les médias, et à profusion sur internet. Et le plus précieux des dons, ce sont les dons en hommes et femmes qualifié(e)s qui se mettent à notre service pour travailler avec nous à l’entretien et même intervenir en cas de panne. Je suis sûre que vous disposez probablement d’autres outils encore pour garder le diffuseur opérationnel. Par exemple, un sourire, une main tendue, un regard d’accueil, une parole réconfortante… la liste n’est pas exhaustive. Vous le constatez, peu importe notre âge, nos capacités physiques, notre lieu de vie, toutes et tous nous sommes à même de répondre à l’envoi du Seigneur.

 

Conclusion : En conclusion, acceptez que je partage avec vous mon intime conviction. Elle se traduit par un spectacle qui est devant mes yeux, permanent et tellement joyeux. Je vois la grande table du banquet du Seigneur à laquelle nous sommes toutes et tous conviés : là, un repas nous attend, un repas qui, comme lors de la multiplication des pains, est sans cesse renouvelé, chaque plat sitôt servis, sitôt remplacé. La grâce, le salut, l’espérance du Royaume, l’assurance tangible et irréfragable d’un amour inconditionnel qui me porte, et parfois même me transporte, des fruits à profusion dont les vitamines stimulent et dynamisent les cœurs, vous savez, ces fruits que l’Esprit distribue à satiété et ont une double vocation : nous fortifier, maintenir la lumière allumée et du coup, éclairer celles et ceux qui sont autour de nous. Et nous, devant ces agapes, nous sommes rassasiés, récepteurs de ces dons de la bonté divine. Vous voyez vous, là, une assiette bien garnie dans la main, papotant à droite et à gauche en offrant votre assiette au partage ? Comment pourrions-nous ne pas en offrir tout autour de nous et devenir à notre tour diffuseurs de tous ces délices ? N’est-ce pas ce que nous allons faire tout à l’heure pendant l’apéritif partagé ? Ce que nous faisons ensemble, en paroisse, je ne doute pas que nous puissions le faire ailleurs pour le plus grand bonheur de celles et ceux que la vie nous fait côtoyer. A table et au boulot ! Amen !

 

[1] Tassin, Hervieux, Cousin, MArchadour Les Evangiles textes et commentaires p.677

[2] Marguerat, Norelli, Pffet Jésus de Nazareth nouvelles approches d’une énigme.

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DIMANCHE 3 JUILLET 2022 : TEXTES LITURGIQUES

2 Juillet 2022, 18:14pm

Publié par egliseprotestanteunienarbonne@gmail.com

DIMANCHE 3 juillet 2022 NARBONNE

 

Prédicatrice : Joëlle Alméras

 

LUC 10, 1 – 12, 17

 

PROCLAMATION DE LA GRACE DE DIEU ET ACCUEIL

 

La grâce et la paix vous sont donnés de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ notre Sauveur.

 

Oh quel plaisir, quel bonheur

De se retrouver entre frères !

C’est comme l’huile qui parfume la tête,

Et descend sur la barbe,

Sur la barbe d’Aaron,

Et qui descend sur le bord de son vêtement.

C’est comme la rosée de l’Hermon

Qui descend sur la montagne de Sion.

Là, le Seigneur donne sa bénédiction.

(Psaume 133)

 

Ce psaume nous parle de plaisir et de bonheur,

D’une huile parfumée,

D’une rosée rafraîchissante,

Par la seule grâce d’être avec des frères, des sœurs.

 

Je vous invite à la prière :

Seigneur, tu es notre Père,

Donne-nous la grâce de la fraternité.

Ouvre nos yeux sur nos voisins,

Qui partagent avec nous ce temps de rencontre.

Apprends-nous à les considérer

Comme un don précieux que tu nous offres.

Que ton Esprit coule sur nous comme une huile parfumée !

Que ta parole nous rafraîchisse comme une rosée ![1]

1 ) arc 221 « ô Seigneur, dans mon cœur » strophes 1, 2 et 3

LOUANGE

 

Louons Dieu.

Le jour s’est levé…

Seigneur,

Pour le chant du monde qui prend vie dès l’aube,

Béni sois-tu !

Pour la musique de la création qui monte dès l’aube,

Béni sois-tu !

Pour le bruit doux de la brise dans les branches

Béni sois-tu !

Pour les mots qui disent ta Parole au fil des rencontres,

Béni sois-tu !

Pour la mélodie joyeuse de la fraternité qui réjouit le cœur,

Béni sois-tu !

Que monte un chant d’espérance et de paix

Entonné par chacun et chacun de nous

Et qu’il se répande en ouvrant au pardon et  à la réconciliation

Ici bas et en tout lieu.

  1. te disons merci Seigneur ![2]

 

2 ) arc arc 283 « Chante alléluia »

 

VOLONTE DE DIEU

 

Écoutons le projet que Dieu a fait et qu’Il nous invite à partager :

 

Dieu nous donne chaque jour le pain.

C’est une invitation pour qu’à notre tour nous sachions donner.

Il rend au centuple.

Dieu veut donner à chacun « le pain de chaque jour ».

Dieu n’a pas de mains.

Il a les nôtres.

C’est à nous qu’il incombe concrètement de donner le pain aux hommes,

De redistribuer les richesses qu’il nous a confiées

En nous confiant la terre.

Car la terre est à tous. [3]

 

3 ) Spontané formule 3 arc 318 « toi qui es lumière »

 

PRIERE DE REPENTANCE

 

Nous nous présentons devant Dieu,

Pécheurs à la recherche de son pardon et de sa grâce.

 

Seigneur, ton pain de ce jour,

L’avons nous partagé ?

L’avons nous rompu à celui qui ne devait le recevoir que de nos mains ?

En avons nous ramassé les miettes pour que rien ne se perde

Et que le pauvre trouve à manger

À l’heure qu’on n’attendait pas ?

Seigneur, ton pain de ce jour,

L’avons nous partagé ?

Parfois oui, parfois avec une grimace, parfois non.

C’était du pain, ou un peu de temps, ou de l’amitié.

C’était des choses qui font vivre.

L’avons nous partagé .

Seigneur,

Pardonne nous les partages ratés.[4]

 

DECLARATION DU PARDON

 

Dans la reconnaissance et la paix de notre cœur, écoutons les paroles de grâce et de pardon de la part du Seigneur :

 

Père !

J’ai voulu te demander pardon

Et tu me dis :

« Je t’ai déjà pardonné ».

Je souhaitais t’offrir mon amitié,

Je voulais t’appeler « Abba », « Papa »,

Et tu me dis :

« tu es mon enfant, tu es mon fils, tu es ma fille ».

Je voulais te choisir

Et tu m’avais déjà choisi.

Je voulais me réjouir d’être retourné à toi,

Et toi, tu t’es déjà réjoui

De mon retour à l’appel de ta grâce.

Loué sois-tu, Père ![5]

 

5 ) Spontané formule 3 arc 405 « toi qui m’appelles »

 

 

[1] Antoine nouis la galette et la cruche t. 2 p. 17

[2] Olivier Filhol

[3] LITURGIE BLEUE P. 129

[4] Liturgie bleue p. 169

[5] Liturgie bleue p. 234-235 jean pierre Yel

PRIERE D’INVOCATION

 

Prions avant de lire les Écritures :

 

Ta Parole, Seigneur, comme ton silence,

Sont parfois bien mystérieux !

Tu te tais, tes disciples racontent,

Et nous, nous écoutons.

Mais comment comprendre

Ce que tu veux nous dire ?

Il nous faut ton Esprit, Seigneur,

Pour éclairer les Écritures.

Alors nous te le demandons, dans la prière,

Envoies sur nous ton Esprit,

Et tout deviendra clair et vivant pour nous.

Amen.[1]

 

Lectures :

 

Luc 10, 1 – 12, 17

« Comme une bonne odeur…»

 

6 ) pas de chant entre lecture et prédication

 

 

PREDICATION

 

 

APRES LA PREDICATION

 

 

Pause musicale :

 

7 ) arc 540 « allez vous en sur les places

Ou  arc 534 « Seigneur fais de nous"

 

  

CONFESSION DE FOI